Au diable les préliminaires, comme son titre l’annonce, celui que vous avez d’abord connu sous les traits de Poudy dans Le gros show vous parle de cul, mais pas seulement de cul. De tout ce qui s’y rattache.

Martin Perizzolo ne recule devant aucun sujet et s’attaque aux tabous comme aux préconçus. Des one night aux relations à long terme, de la perspective de monsieur comme de madame, chacun y trouve son compte dans ce numéro où la censure n’est pas de mise.

Un aspect intéressant du show réside à mon avis dans le côté réfléchi de son approche. Martin ne se contente pas d’être vulgaire et machiste, il se met tour à tour dans la peau de chacun des partenaires et ses gags s’en trouvent enrichis.

Tantôt grinçant, tantôt totalement absurde, j’ai bien apprécié du début à la fin, même si certains sujets trouvaient parfois plus de résonance pour moi que d’autres.

Mon seul bémol s’est ressenti au début et à la fin, alors que Martin nous saluait. On le sentait las, un peu mou… enfin ça arrive à tout le monde de ne pas être au meilleur de sa forme.

Peut-être aussi que cela vient du fait que «Q» en est à ses dernières représentations  et que l’humoriste a hâte de montrer son nouveau matériel.

C’était tout de même un excellent spectacle que je n’hésiterais pas à aller revoir.

Pour assister aux dernières représentations, c’est ici.

– Vickie Lemelin Goulet