Je vous avais dit que j’allais me gâter!

Hier soir, je me suis rendue au Katacombes pour assister au deuxième «one man show» de Yannick De Martino : Moralement Gris.

Celui qu’on connaît pour son humour éhonté, sa propension à jouer sur les nuances et son côté tordu qui ne plaît pas à toutes les bibliothécaires nous revient en force avec un plaidoyer sur sa mésadaptation sociale.

Laissez-moi vous dire que, mis à part l’aspect «nuance» qu’implique le gris, rien chez De Martino n’inspire la fadeur qu’on associe généralement à cette couleur. Bon, il n’est clairement pas du type à insister pour vous entendre vous époumoner à démontrer combien vous allez bien au début de son spectacle, mais son énergie, toute en retenue, se projette sur vous et dynamise l’ambiance malgré son stoïcisme. Pas du type à rire de ses propres blagues : ça, c’est notre job!

Fidèle à lui–même, définitivement, quoique (désolée Yannick) moins louche dans son attitude. Je m’explique : je l’aimais déjà dans son rôle de weirdo de service, mais c’est un Yannick beaucoup plus naturel qui s’est livré à nous hier au Zoofest et cela est à son honneur, car il s’assure ainsi de ne pas lasser son public à la longue. D’autant plus que, fans finis de De Martino, ne vous inquiétez pas, il est encore bizarre à souhait, mais bizarre décontracté.

Pour voir l’horaire des représentations et vous acheter des billets (s’il en reste!):

http://zoofest.com/fr/spectacles/yannick-de-martino-moralement-gris

Vickie Lemelin-Goulet