J’avais fait la découverte de ce drôle d’oiseau lors de la dernière édition du Zoofest et j’en étais sortie sous le charme. Dans une ambiance de style cabaret et une salle petite, mais comble, The Birdmann était clairement dans son élément et avait donné une prestation impeccable où se mêlaient acrobaties et lignes bien lancées.

Peut-être est-ce pour cette raison que la performance qu’il a livrée à l’Agora du Cœur des sciences de l’UQAM m’a laissée sur ma faim. Voyez-vous, c’est que The Birdmann est une espèce australienne qui carbure à l’énergie des autres, aussi dans cette grande salle, malheureusement trop vide, il semblait un peu raplapla… dépensant plus d’énergie à dégourdir le public qu’à son spectacle.

C’est que les types de numéros qu’il présente sont participatifs et que moins le public est nombreux, moins les gens se laissent aller…

Cette fois, Birdman était accompagné de Egg, un Birdmann en devenir, qui amenait une  dynamique rafraîchissante sur scène et venait pallier au manque de participation du public tout en  se chargeant de la portion audiovisuelle du spectacle où la question de la quête de soi trouvait sa réponse : «vivre».

Peut-être est-ce dû à l’aspect métaphysique du thème, mais il m’a semblé que le numéro n’était pas aussi «suivi» que son précédent. Un melting pot de pensées et de bouffonneries, qui m’ont bien divertie, sans toutefois m’épater comme je sais qu’il peut le faire.

Enfin, peut-être devant un plus grand public…

– Vickie Lemelin-Goulet