Le 20 août dernier, j’assistais à la lecture intitulée Nino (texte par Rébecca Déraspe et mise en lecture par Jacques Laroche). Voici un mini compte rendu de ma deuxième expérience dans le cadre du fabuleux festival Zone Homa.

D’abord, il faut s’imaginer que tous les acteurs sont placés les uns aux côtés des autres, en ligne droite sur la scène devant leur lutrin, puisque la pièce est présentée sous forme de lecture. J’ai vraiment aimé, puisque ça nous a laissé imaginer notre propre décor.

En gros, c’est l’histoire de jeunes parents qui invitent belles-sœurs et amis au premier anniversaire de leur enfant, Nino. Or, la soirée ne se passe pas nécessairement dans le calme et l’absence de conflits. Et cette espèce de guerre entre les personnages, qu’on nous fait ressentir tout au long de la pièce, a comme trame les pleurs du bébé, qui ne s’arrêtent jamais. On ne les entend pas, car c’est la narratrice qui répète plutôt : «Le bébé pleure toujours.», à plusieurs reprises. C’est ce côté humoristique qui vient apaiser la lourdeur des propos des personnages, entre lesquels les couteaux volent   drôlement bas! J’ai beaucoup aimé le sarcasme, les expressions plus familières, les sacres; le public a bien ri aussi.

Voici une petite fiche descriptive que j’ai faite des acteurs :

–   Marie-Laurence Lévesque (Sandrine), qui joue le rôle principal de la mère. Je l’ai trouvée super belle! Et elle joue son rôle à la perfection.

–   Jean-Philippe Perras-Therrien (le chum de Sandrine) : c’est le p’tit comique. Il fait sa part dans son couple, mais pas toujours. Il aime sa blonde, mais des fois on n’est pas trop sûr…

–   Leila Thibeault-Louchem (Marion), dans son rôle de l’amie névrosée de la mère, sur les bords hystérique : très drôle, cette femme!

–   Marie-Pier Labrecque (Charlotte), la sœur du chum de Sandrine. Elle était dans son personnage à fond. Tout le long on se dit : «Ayoye, je ne veux pas être comme elle!»

–   Francis Martineau (le nouveau chum de Charlotte), qui fait son drôle de temps en temps, mais qui ne parle pas beaucoup. À la fin on le découvre sous un autre angle.

Voilà! Le festival Zone Homa tire déjà à sa fin. Vous pouvez aller voir la programmation ici. Vivement son retour l’an prochain!

– Geneviève L’Heureux