Crédit photo: Zone Homa

Zone Homa, c’est un festival de coups de coeur. De coups de tête et de coups de gueule aussi. À la Maison de la culture Maisonneuve, tout le gratin de l’émergence artistique s’est réuni pour célébrer le lancement de la 7e édition de l’événement, qui se tiendra du 16 juillet au 22 août. Mellissa Larivière, la fondatrice et directrice du festival est montée sur scène pour nous souhaiter la bienvenue avec une voix un brin nerveuse. Et il y a de quoi: que de travail et d’investissement derrière ce projet!

À travers les mots de cette dernière et des porte-parole – l’hilarante Léanne Labrèche et l’allumée Annick Lefebvre – le public a ri aux blagues, applaudi aux dénonciations des coupures massives du gouvernement en art, et souri à l’énonciation des -très – nombreux spectacles qui seront présentés cette année. Danse, théâtre, lecture, musique, chant… Une nouvelle édition qui s’annonce bien remplie et surtout, très pertinente.

En sortant du lancement festif, Chloé et moi avons fait le tour de la programmation. Quels sont nos kicks incontournables et pourquoi? Et bien voilà:

 

Les choix de Chloé

La Gardienne – 5 août

Pour ceux qui ne connaissent pas Wagner, ce compositeur romantique allemand avait pour habitude de créer des opéras grandioses et extrêmement denses, qui incarnaient selon lui « l’art total ». Ainsi, que La Gardienne du collectif All in théâtre promette une « ode wagnérienne à la littérature cheap » me semble annoncer un succès certain, tant l’apposition des deux syntagmes surprend. Lecture/laboratoire, la performance promet son lot de sensations fortes, avec une bonne dose d’absurde en extra.

Autorisation parentale – 18 juillet

Difficile de nier l’incidence que nos parents ont sur notre vie. On a beau tout faire pour s’en éloigner et affirmer notre indépendance, il suffit d’un rire un peu trop franc, d’un mot barbouillé un peu rapidement, et voilà que nous saute aux yeux leur héritage, qu’il soit caractériel, vocal ou calligraphique. Qu’Autorisation parentale se penche sur la question pour y chercher un potentiel vecteur d’identité collective ne peut que donner lieu à d’intéressantes réflexions.

Worcestershire tragédie municipale – 11  août

Serions-nous en présence d’humour alimentaire? Difficile de cerner avec précision ce que propose la mise en lecture de Worcestershire tragédie municipale. Mais le fait que le texte de Gabrielle Chapdeleine ait pour genèse toute une série de sauces rougeâtres donne assurément envie d’aller voir de quoi il s’agit, un Bloody Caesar à la main.

 

Les choix de Mélissa

Décâlice… – 8 août

Je ne me guéris pas: j’adore ce genre de titre coup de poing, très évocateur. Décâlice…, ça propose quoi? Ce laboratoire théâtral explore l’histoire d’amour – ou plutôt la fin – d’un couple au bord du gouffre. Tout ça, dans un monde clownesque inspiré de Je m’en vais de Jacques Laroche et Marc Doré. Avouez, ça intrigue. Non?

Les petites filles qui fument – 13 août 

Qu’arrive-t-il quand une reporter de guerre retrouve son frère dans un bar au quotidien éventé? Comment se dérouleront ces retrouvailles entre deux mondes totalement à l’opposé? Une lecture, un drame sur fond de bar country, à voir sans hésiter.

Par la bouche de nos canons – 18 août

Deux cantinières, une bombe volée, une colère sourde. Dans ce huit clos sur le point d’exploser, Laurence Régnier et Marie-Line Archambault jouent la révolte envers les autorités, les menaces envers un système établi. Leur but? Changer le monde. Ou plutôt, détruire le monde.

Envie de jeter un coup d’oeil à la programmation complète? C’est ici!

– Mélissa Pelletier et Chloé Leduc-Bélanger