Qu’est-ce que les fanatiques de films sur l’art vont faire du 15 au 25 mars, d’après vous? Ils vont se régaler des 232 films, issus de 27 pays, pour célébrer la trentième année du FIFA! Architecture, cinéma, littérature, arts du cirque ou graphique, danse, projections, expositions, alouette! Dans la section compétition, on retrouve 41 films venant de 17 pays, dont 3 productions québécoises et 2 canadiennes. Le jury est présidé par l’actrice, réalisatrice, créatrice : Carole Laure.

Voici quelques films à ne pas manquer, si vous aimez :

 

La danse contemporaine : Aux limites de la scène de Guillaume Paquin. Le film, en compétition, explore le travail des chorégraphes : Virginie Brunelle, Frédérick Gravel et Dave St-Pierre.

 

Le Musée des Beaux-Arts de Montréal : Un musée dans la ville de Luc Bourdon (La mémoire des anges). Montre l’évolution du musée.

 

Le féminisme en art et son évolution :W.A.R. Women Art Revolution de Lynn Hershmann Leeson. Je suis très heureuse que ce documentaire soit projeté. Je l’ai vu, il y a deux ans à Toronto, c’est vraiment une tranche d’histoire des plus intéressantes avec des battantes comme Judy Chicago et Rachel Rosenthal. Un projet filmé sur plus de 40 ans.

Les mangas : Secrets du manga – Seoul District d’Hervé Martin-Delpierre. Sur les mangas coréens, bien sûr, et ses secrets.

 

Les maisons d’édition et l’histoire : Gallimard, le Roi Lire de William Karel. Un récit concernant la célèbre maison d’édition française qui célébrait son centenaire en 2011.

 

La littérature (j’vous aime ben, alors voici 3 propositions):

Romain Gary – Le Roman du double de Philippe Kohly. Œuvre sur l’écrivain énigmatique lauréat du prix Goncourt sous deux pseudonymes différents.

Umberto Eco, derrière les portes de Teri Wehn Damisch. Un portrait intimiste de l’homme de lettres par excellence de l’intelligentsia italienne, auteur de nombreux ouvrages dont Le nom de la rose (1980) et traducteur, en italien, des Exercices de style de Raymond Queneau.

Voyage au bout de Céline de Jean-Baptiste Péretié. 50 ans après la mort de Louis-Ferdinand Céline, on retrace le destin du romancier maudit et de l’essayiste antisémites.

 

L’Art de se tenir debout : Ai Weiwei : Without Fear or Favour de Matthew Springford. Connu pour ses contestations envers le gouvernement chinois, mais aussi et principalement, comme l’un des artistes majeurs de la scène artistique indépendante, Ai Weiwei est l’un des architectes les plus impressionnants, comme en fait foi le Stade national de Pékin, construit pour les Jeux olympiques de 2008 et dont il a été le conseiller artistique. Il est également photographe reconnu, blogueur et twitteur-gazouilleur assidu. L’exposition Ai Weiwei : Entrelacs est d’ailleurs présentée jusqu’au 29 avril au Jeu de paume de Paris. Une première pour l’artiste!

 

La haute couture: Monsieur Hubert de Givenchy de Karim Zeriahen. Entrez dans l’univers de l’un des grands architectes de la haute couture française dont la première égérie était Audrey Hepburn dès 1953, alors qu’il confectionna les vêtements pour le film Sabrina de Billy Wilder.

 

Faire des chansons!: Chercher Noise de Daniel Robillard et Stéphan Doe. Vous vous souvenez de Dominique Lebeau (alias domlebo), batteur pieds nus des Cowboys Fringants? L’œuvre filmique vous fera découvrir le processus créatif de dix nouvelles chansons du musicien, le tout réalisé et enregistré par Dany Placard. Vous pouvez même télécharger, moyennant un petit don, la bande originale du film.

 

Les films sur le cinéma (C’est mon dada, j’en mettrai plus d’un):

Science-fiction et paranoïa : La Culture de la peur aux États-Unis de Clara et Julia Kuperberg. Le titre en dit déjà pas mal révélateur…

Il était une fois…A Clockwork Orange et One Flew Over the Cuckoo’s Nest d’Antoine de Gaudemar. Ancien directeur de la rédaction du quotidien français Libération, le réalisateur nous plonge dans les dessous de deux œuvres marquantes du cinéma. Dans la même veine, le FIFA avait mis à la programmation Il était une fois… L’empire des sens et celui sur le film Le mépris (du même réalisateur) dans de précédentes éditions. Cette collection de films sur des œuvres cinématographiques est produite et distribuée par les productions Folamour.

Vivement le cinéma de Jérôme Prieur. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. Voyage dans la préhistoire du cinéma jusqu’aux films de Georges Meliès.

 

Je vous laisse maintenant aller fouiner sur le site du FIFA. Bon cinéma!

– Julie Lampron