Pépé et sa guitare / Photo : Olivier Dénommée

Peut-être ne le saviez-vous pas, mais cette fin de semaine dernière était la quatrième édition d’un sympathique festival appelé Verdun’Art. Au cas où le nom ne vend pas assez la mèche, il s’agit d’un événement qui se passe à Verdun et où il se propose de l’art… principalement de la musique avec une programmation pas pire festive, mais aussi de la danse et des spectacles de feu, par exemple. En bon Verdunois moi-même, j’ai fait mon tour au festival dimanche, pour la soirée plus familiale de la programmation.

Faut dire que jusqu’à présent, le festival était gratuit et se passait sur la rue Wellington sur une seule journée, mais que l’engouement de la dernière année a poussé les organisateurs à occuper le parc Mgr J.-A.-Richard au bord de l’eau et d’étirer la formule sur toute la fin de semaine. L’événement perdait sa gratuité, mais à 5 $ la journée, il restait tout de même plus qu’abordable pour quiconque avait envie de lâcher son fou. Faut aussi dire que la soirée la plus prometteuse de la fin de semaine était aisément le samedi, avec en tête les increvables Anonymus, Capitaine Révolte et Oktoplut, notamment.

Frank Custeau

Dimanche, dire que la prog était plus smooth est un euphémisme, même si c’est la formation punk rock Slater et fils qui ouvrait le bal vers 16h. Pour ma part, je suis arrivé vers 17h, juste à temps pour la perfo de Frank Custeau (Les Conards à l’Orange), pour un set accompagné d’un guitariste/bassiste/batteur et parfois d’une trompettiste. Après que son groupe punk rock ait pris fin, il s’est lancé, comme beaucoup d’autres, dans une carrière à saveur folk, mais en conservant un petit mordant punk. Pour faire une histoire courte, c’était bien sympathique à voir sur scène. C’était aussi une belle occasion de confirmer que son premier album solo, Départs d’août (lancé en mars), se rendait encore mieux en live qu’en studio.

Frank Custeau / Photo : Olivier Dénommée

La foule n’était pas immensément nombreuse à cette heure, mais on pouvait remarquer quelques jeunes familles ici et là sur le site. Cela n’a pas empêché Frank Custeau de livrer une version non censurée de la chanson qui relatait l’histoire de son père Jean, Custeau sacrait. Disons que la jeunesse verdunoise aura eu droit à son lot de mots d’église le temps de cette chanson!

Caracol

La présence de Caracol, ici en formule duo avec son musicien aux consoles, était très certainement l’intruse de la soirée entre deux performances plus folk. Elle était aussi et surtout une belle occasion de rendre le spectacle plus attirant pour les familles et les amateurs de musique pop qui ne connaissent pas nécessairement les autres noms de la liste (sauf peut-être Pépé en tête d’affiche). Dans ce contexte, la chanteuse et musicienne aurait très bien pu s’en foutre et livrer le stricte minimum au Verdun’Art : eh bien non, elle a tout donné et offert une performance énergique et plutôt envoûtante. Pour la première fois que je la voyais en spectacle, ça m’a assez intrigué pour que je me promette de prêter une oreille à sa discographie solo. Gageons que quelques autres ont fait cette agréable découverte dimanche, même s’ils venaient initialement écouter du folk et du punk!

Caracol / Photo : Olivier Dénommée

Pépé et sa guitare

Il faisait encore bien clair dans le ciel de Verdun lorsque Pépé est monté sur scène avec non pas seulement sa guitare, mais aussi son complice musical Philippe Larouche, l’accompagnant à la guitare et à la batterie selon les besoins. L’air commençait à devenir frisquet, mais Pépé a remédié à la situation avec certains de ses plus grands succès pour réchauffer nos cœurs. On n’a pas tendance à trop le prendre au sérieux lorsqu’il dit qu’il fait toujours beau pendant un show de Pépé, mais il n’a pas complètement tort, puisqu’on oublie sérieusement le temps lorsqu’il nous livre ses délicieuses absurdités-qui-ont-souvent-du-sens-quand-on-y-pense.

À plus d’une reprise, Pépé s’est adressé au jeune public présent : au moins une demi-douzaine d’enfants étaient encore plein d’énergie et ont répondu volontiers à son appel de danser sur la chanson Bobette Bob. Sinon, l’auteur-compositeur n’a pas hésité à pousser quelques chansons où les mots d’église sont encore au rendez-vous. On pouvait difficilement passer à côté de son classique Toué tu l’as. Rendus là, il s’est même gâté en offrant, en rappel, l’évocatrice chanson Trou de cul. On est familial ou on l’est pas!

 

Pépé et sa guitare / Photo : Olivier Dénommée

La perfo de Pépé s’est terminée vers 19h50, et il ne restait qu’un spectacle de feu pour conclure en beauté cette quatrième édition. La brève intervention de l’organisatrice, qui semblait fatiguée mais satisfaite de sa fin de semaine, semble confirmer que même si le parc n’était pas plein à craquer dimanche, le festival a eu le rayonnement qu’elle espérait. C’est certain que si on continue à inviter des grosses pointures de la scène rock et métal pour un prix dérisoire, il y aura des fans pour répondre à l’appel. Un rendez-vous pour 2019? On l’espère bien!

La quatrième édition du festival Verdun’Art avait lieu à Verdun du 7 au 9 septembre dernier. Pour plus de détails, c’est ici.

– Olivier Dénommée

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