À la première écoute, on peut rester surpris. C’est que les chansons de Lisa Leblanc sont fortes, très fortes. Du rentre-dedans musical aux paroles crues, ni plus ni moins. Et c’est ce folk trash, un peu choquant au début, qui accroche. Sans artifice, Lisa se dévoile dans ce premier album qui sera lancé le 28 mars prochain au Lion d’Or. Entrevue avec le contraire d’une fifille.

Lisa se permet tout : les sacres, les anglicismes, les mots crus. « C’est pas mon but de choquer. Ça sort de même, c’est tout. Je sais que certaines personnes vont se faire un plaisir de me détester. On aime ou on hait. Au pire, faut en rire!» Pour l’acadienne de 21 ans, la musique va de soi. Élevée dans une famille de mélomanes, elle a suivi tout naturellement son chemin vers sa carrière actuelle. Mais c’est vraiment le concierge de son école, Normand Arsenault, qui l’a poussée à se lancer. « C’était le gars cool de l’école. Il m’accompagnait à la guitare au début, et un jour il m’a demandé pourquoi je n’essayais pas de jouer moi-même. J’ai eu la piqûre. » Avec le support de tout Rosaireville – 40 habitants tout de même – Lisa a pu faire ses premiers spectacles. « Tu avais seulement deux tounes? C’était pas grave, on t’encourageait. Même si t’étais vraiment poche. »

Sûre d’elle et de son talent, elle se présente en 2010 au Festival international de la chanson de Granby et remporte la première place. Et ça déboule ensuite : FrancoFolies de Montréal, Coup de cœur francophone, Festival d’été de Québec… Bref, plus de 200 spectacles au Canada et en Europe et beaucoup d’expérience derrière la cravate. En février 2011, elle transporte ses pénates à Montréal et signe un contrat avec Bonsound. Plusieurs chansons en poche, elle a un réalisateur en tête : Louis-Jean Cormier de Karkwa. « Ça a peut-être l’air con, mais je lui ai écris un email. Je lui ai envoyé quelques tounes… Et c’est autour d’un verre qu’on a décidé de travailler ensemble pour mon premier album. »

Quelques mois plus tard, le projet se met plus sérieusement en branle. Lisa découvre en Louis-Jean une vraie âme sœur professionnelle : « C’est un des gars les plus drôles que je connais. Avec lui, on a du fun. C’est une personne adorable, autant en tant que musicien, artiste et réalisateur. Il a une oreille extraordinaire. Un hybride qui me pousse à aller voir ailleurs, mais qui me laisse toujours le dernier mot..Tout pour que je sois fin prête à lancer mes tounes.»

Et pour être prête, elle l’est. « Je suis jeune, mais j’ai commencé très tôt. Tous les spectacles que j’ai fait m’ont permis de mieux connaître mes limites. Je suis encore dans ma bulle et j’ai l’intention d’y rester! » Lisa lancera officiellement son album éponyme le 28 mars prochain au Lion d’Or, mais il sera possible de l’acheter dès le 27 mars chez tous les bons disquaires. Un beau show en perspective!

 

-Mélissa Pelletier

 

Un petit teaser pour vous!