Crédit: Dan Ziemkiewicz

Tricia Foster se définit comme « une grande fille qui a une grande gueule ». Si elle est à découvrir pour certains, cette auteure-compositrice-interprète indépendante roule néanmoins sa bosse depuis presque dix ans à travers la francophonie canadienne, québécoise et européenne. Elle a fait les Francofolies, gagné le prix de SPACQ et celui d’Étoile Galaxie et des Coups de coeur. Elle tourne sans arrêt dans toutes les provinces et en Europe. Native d’un trailer park dans le Nord de l’Ontario, elle a lancé depuis 2004 deux albums : Tricia 412, où elle se montrait comme une artiste folk-urbain assez revendicatrice, et Commerciale, déjà plus personnel, mais où elle écorche de plein fouet l’industrie musicale. 

Le 23 mai prochain à Montréal et le 25 mai à Ottawa, elle lancera son troisième album en carrière: Négligée. Réalisé par Olivier Fairfield (Timber Timbre, Iceberg) et Tricia Foster elle-même, l’album flirte avec l’électro et le trip-hop tout en demeurant ancré dans la chanson.

Négligée, parce que l’ultra-léché de ce monde ne l’intéresse pas du tout ; elle préfère les malaises, le compromettant, les lapsus et le dramatique. Elle propose cette fois un sérieux virage vers les influences électroniques et ambiantes, voire trip-hop. Sombre comme une maison de poupée hantée, l’album est aussi parfois tonique et dansant comme le montre bien le premier extrait M. Le Temps.

Tricia porte des talons aiguilles qui lui donnent 6 pieds, parle trop, parle fort, parle trop vite, chante bien, tricote des guénilles pour se détendre…C’est un personnage, attachant, sympathique et délicieusement explosif!

Lancement au Patro Vys le 23 mai à 17h.