Pleins feux sur Tomas Jensen! Ce conteur-chansonnier à l’allure d’un saltimbanque a offert hier soir au public un concert au Lion d’Or pour annoncer sa rentrée montréalaise. Après avoir présenté l’an dernier Face A Face B, son magnifique album hommage à Caetano Veloso, ce troubadour est revenu en force avec Plus personne. Un premier album de chansons originales qui a été co-réalisé avec le talentueux François Lalonde.

Un coup festif, un coup populaire, plein d’humour et d’une grand richesse sonore avec une belle cohérence entre les cuivres et les cordes (ça mérite d’être souligné). Cet album est l’occasion de se laisser aller à la danse. Les textes sont accessibles, proches de nous et de nos vies. Ils mettent en scène des situations concrètes, drôles et caustiques. On y parle des flirts d’un soir, de liberté, de ne pas se dire « je t’aime », de séparation et même d’animaux.

De très belles compositions musicales qui ne sont pas sans rappeler des inspirations proches de celles de Brassens ou encore Renaud. Avec le titre « Ma littérature » il y chante l’amour sans demi-mesure. L’artiste expose avec doigté et justesse (et un brin d’humour) la douleur des ex qui débutent de nouvelles relations avec d’autres que soi avec la chanson « Mourir vite ». Jamais lourd ni pleurnichard, le chanteur né en Argentine dresse des portraits humains et profonds des doutes et des questionnements des rapports entre homme et femme. Avec sa voix chaude et entraînante, Tomas Jensen a su conquérir un large public.

– Thibaut Vergez-Pascal