Une foule frénétique éreintée d’un excès de bousculades de danse garrochée, des pintes de Bobards en spécial dilapidées et une cinquantaine de couronnes en carton éparpillés au sol plus tard, le lancement de l’album Global Citizen du projet musical aylmerois The Cardboard Crowns, qui a eu lieu le 10 octobre dernier au bar-spectacle Les Bobards, s’est avéré un franc succès.

Ils sont talentueux, énergiques et très attachants. Originaires de Aylmer, les quatre musiciens ô combien géniaux déplacent de l’air. Une belle carrière musicale se dessine pour eux, je le sens. Charismatiques, c’est débordants d’entrain qu’ils sont allés rencontrer les spectateurs entre les premières parties et entractes, avec en guise de casquette sur la tête des couronnes bien distinctes (parce que oui, chacun porte sa propre création en carton) : plus classique, à la manière d’un chevalier, en hauteur, avec ou sans fioritures… Tout le monde avait la sienne ! Un esprit de fête s’est rapidement installé dans la salle ce soir-là.

Des couronnes en carton ?

À la suite de cet événement, plusieurs questions me trottaient en tête. J’ai donc eu envie d’assouvir ma curiosité à l’aide d’une entrevue. Une semaine après leur lancement d’album à Montréal, j’ai eu le plaisir de converser plus longuement avec trois membres du groupe, soit Joël Kuehn, Matthew Megannety et Francois Cuningham. David Speirs, pour sa part, ne pouvait être de la partie, mais on a pensé fort à lui.

Tous dans la mi-vingtaine, les gars font dans le punk rock, le reggae, le ska-beat… Mais peu importe le style musical dans lequel on essaie de classer ce qu’ils font, Frank a tenu à préciser que c’est bel et bien l’énergie qui en ressort qui importe, car c’est ce qui transparaît le plus à travers leur musique.

Pourquoi The Cardboard Crowns ? L’idée est d’abord venue à Dave de donner ce nom à leur formation lors d’une soirée dans le sous-sol d’un des membres. Les musiciens s’étaient alors fabriqué des couronnes de cartons, entre une séance musicale et une partie d’Age of Empire, un jeu vidéo de stratégie en temps réel (m’ont-ils confié en ricanant). Puis, c’est en pleine répétition, couronnés de leurs chapeaux de carton, qu’ils se sont mis à essayer de trouver un nom pour leur band. C’est alors que The Cardboard Crowns est né. Farfelu, vous dites ? Eh bien ça colle avec leur personnalité, et c’est ce qui fait leur charme.

En terminant, le groupe sera en concert le 17 octobre (ce soir!) dans le cadre de leur lancement d’album, cette fois-ci à Ottawa. Généreux, le quatuor trouve important de s’associer à des causes nobles, raison pour laquelle ils ont décidé que l’argent des ventes des disques (à quinze dollars l’unité) sera versé à Médecins Sans Frontières. Ce n’est par ailleurs pas la première fois qu’ils profitent de leurs concerts pour soutenir une cause. Le titre de leur album, Global Citizen, prend ainsi tout son sens.

«Now I know that there are different homes
And a billion types of different folks
And that for each one there’s a way to be.»

Ah, et en terminant pour vrai de vrai, il y a une pièce cachée à la fin de l’album qui se trouve à la suite de la pièce« Generations ». C’est une version davantage acoustique du morceau « Hats Off », pour lequel le groupe a également produit un vidéoclip, filmé dans un bâtiment abandonné à Ottawa, que je vous invite à aller voir au bas de l’article parce qu’il est mourant. Pour plus d’informations sur The Cardboard Crowns, vous pouvez les suivre sur Facebook, Twitter ou Instragram. Bonne écoute !

Geneviève L’Heureux