Après qu’on m’ait demandé de critiquer le dernier opus de Sébastien Tellier, j’étais enthousiaste, impatient à l’idée de découvrir ce que God is blue nous avait encore concocté pour son nouveau projet musical. Dans quel univers allait-il m’emmener ? Allait-il me donner une nouvelle gifle ?

À ma grande surprise, je ne suis pas parti bien loin… En effet, ce dernier album est une déception extrême pour moi. Alors qu’il a sans doute composé le meilleur titre de cette dernière décennie avec La Ritournelle. Un morceau frôlant le génie, un véritable instant de grâce qui a permis à ce musicien d’entrer dans la cour des grands mais qui m’a tout aussi vite fait déchanter à l’écoute de Confection : une version ’’lowcost’’ de la Ritournelle sans la Ritournelle

Un album cousu dans une ambiance de bande originale de film inachevé. Le pianiste ne se fait entendre que le temps d’un morceau, L’amour naissant, le moins mauvais de cet album. Sinon le reste repose sur une instrumentale qui, dans l’ensemble est assez ennuyeuse, répétitive, peu créative, d’une monotonie incessante et lassante. Pas de renouvellement, pas de prise de risque. Il se contente juste de faire ou plutôt devrais-je dire, de refaire et non de surprendre. Pour certains Confection est une lettre d’amour, pour moi il n’est qu’une incompréhension dans son paysage musical.

Je finirai sur ce qu’un ami journaliste m’a dit : « Ton titre pourrait être : Je suis sûrement fou mais je n’aime pas Confection ». Il est vrai, je suis peut être fou. Je reconnais sans doute que mon oreille n’est peut être pas assez fine, sensible et avant-gardiste (j’en doute) pour me délecter du dernier album de Sébastien Tellier.

Bonne écoute à tous (ou pas).

– Thibaut Vergez-Pascal

Confection  est disponible en version numérique à partir du 29 octobre chez Bonsound.