Downtown Sainte-Thérèse, 29 avril, 20h. Tout le beau monde du coin + quelques Montréalais en mal de découvertes se sont donnés rendez-vous à la clôture de la première édition du Festival Santa Teresa. En bonne représentante des Méconnus, j’ai boudé les Patrick Watson et les Franklin Electric pour aller du côté «obscur» de la programmation. Au menu, un triplé de Stevenson, Helena Deland et Dilly Dally au Montecristo. Et j’ai fait le saut. 15 fois, bien exactement.

C’est sur les dernières notes du groupe Of Bloom que je suis arrivée, armée de bonne volonté, de curiosité et de soif de découvertes (et de bière). J’allais être servie. Et j’étais prête pour la déferlante de sauts qui allaient parsemer ma soirée:

1. Quand j’ai réalisé que le guitariste d’Of Bloom avait exactement la même coupe de cheveux que moi.
2. Quand j’ai compris que malheureusement, la plupart des spectateurs étaient plus intéressés par leur game de billard par ce qui se passait sur la scène.


3. Quand Stevenson, qui donne dans la musique « pop tristo-naïf » et l’attitude « who cares » s’est présenté: « On est les Trois Accords! Merci à Nickelback d’exister ». L’histoire ne dit pas si c’est Nickelback qui a inspiré leur sympathique premier album Sadboyz.
4. Quand Radiohead a été remercié dans le même contexte.
5. Quand j’ai entendu le cover croisé (oui oui) de MakeDamnSure de Taking Back Sunday et Feeling This de Blink-182.

6. Quand un des membres du groupe a tenu à accorder sa guitare sur du Sean Paul.
7. Quand les gens ont vraiment aimé cette partie du spectacle.
8. Quand Stevenson s’est réveillé totalement. Attention les amis, même le micro en est tombé par terre!
9. Quand Helena Deland s’est mise à chanter. Wow. Très en contrôle, l’auteure-compositrice-interprète a eu l’attention du public dès sa première note.


10. Quand j’ai réalisé que le folk atmosphérique d’Helena Deland allait devenir ma playlist pour un petit moment.

11. Quand un groupe s’est mis à hurler (de joie? de colère?) au même moment autour d’une table de billard.
12. Quand Dilly Dally est arrivé sur scène. Disons-le ainsi : quand le groupe torontois lance Desire en spectacle, ça y va par là.

13. Quand une spectatrice a tenté une danse dynamico-punkette-trash, bière à la main. (Ah euh, merci pour la bière gratuite!)
14. Quand la guitare de la chanteuse de Dilly Dally a eu ses règles – selon ses propres mots. Dans une attitude plus que punk, l’artiste a continué son tour de chant sans s’attarder à son doigt en sang. Attention cœurs sensibles.


15. Quand Dilly Dally a presque «drop the mic» en finissant son excellent show devant une salle très clairsemée. Ciao bye!
16. Quand j’ai réalisé que Santa Teresa, c’était fini. (Bouh.)

Le verdict de cette première édition? Un festival vraiment sympathique, qui a justifié le petit tour sur la 15. Il faut dire que l’événement a fait fort pour sa naissance : une programmation mêlant City and Colour, Patrick Watson, Wilsen, The Franklin Electric, Safia Nolin, Louis-Jean Cormier, Suuns, Alaclair Ensemble, Karim Ouellet, We Are Wolves – et vraiment de nombreux autres -, forcément, ça attire l’œil. Rendez-vous l’année prochaine?

Mélissa Pelletier

La première édition du Festival Santa Teresa s’est tenue du 27 au 29 avril 2017. Pour toutes les informations, c’est ici.

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