Il y a autant de façons de fêter la Saint-Jean que de tons pour crier “VIVE LE QUÉÉÉÉBEC!!” dans les derniers moments de cesdites festivités. Pour moi, fière représentante des Méconnus, ça a pris la forme d’une sympathique ride vers Laval. Retour.

Ça fait 2-3 ans que la reine de la banlieue attire mon attention pour la Fête nationale. Écoeurantite aigue des célébrations de Montréal et Québec? Retour à mes racines (et oui, j’ai vu le jour à Laval)? Clairement, un peu de tout ça!

Encore une fois cette année, c’est Neev qui était en charge d’animer la foule de 40 000 personnes. (Quand même!) Après une énergique mise en bouche, l’animateur a laissé le micro à Guylaine Tanguay, qui a entonné Il était une fois… avec Les Petits chanteurs de Laval. Début sympathique pour une soirée qui allait s’avérer très remplie.

Un Patrice Michaud en grande forme a lancé Kamikaze, avant d’être joint sur scène par le très enthousiaste iLam pour la pièce J’ai planté un chêne. Une belle douceur qu’Hubert Lenoir s’est empressé de fracasser en se précipitant sur scène avec Recommencer et Ton hôtel.

Nulle autre que Marie-Mai s’est ensuite jointe à la fête. On va se le dire, entre la fougue d’Hubert et la pop très léchée de celle qu’on a pu découvrir à Star Académie il y a déjà belle lurette, on trouve un monde. Sans surprise pourtant, Marie-Mai a vu toute la première rangée chanter (avec une vigueur ma foi impressionnante) les Je décolle, Exister et C’est moi. La talentueuse Fanny Bloom a ensuite été invitée sur scène pour livrer l’entraînante Piscine. 

La fête a continué dans la bonne humeur, les décapsulages de bières, les vapeurs de cigarette (parfois de joie) et la très à-propos Entr’ deux joints de King Adib. Sur scène, led Breen Leboeuf, Mara Tremblay et Loud se sont enchaînés sans fausse note. Mention spéciale à Fanny Bloom, qui a interprêté le classique Mon pays de Gilles Vigneault de manière très prenante. 

L’enthousiasme était à son comble pour l’arrivée de la légende Paul Piché sur scène, qui a notamment offert L’escalier, Y’a pas grand chose et Château de sable et un Heureux d’un printemps en gang. Ça s’est terminé sur les rythmes d’un DJ set de King Abid, qui a fait danser les spectateurs sous les feux d’artifice. Joli, joli.

  • Mélissa Pelletier