Crédit photo : Nathan Dumlao

À chaque année, je souhaite que la rentrée littéraire soit magistrale. Que voulez-vous, c’est plus fort que moi : je carbure aux bons titres, aux nouveautés surprenantes, à la poésie étonnante, à la prose envoûtante. Me voici conquise par les annonces qui me sont parvenues pour l’automne 2018. Sortez papier et crayon, parce que votre liste à lire s’apprête à s’allonger. Voici un bref survol de ce qui s’annonce pour nous au Québec.

Des premiers romans

Le nom de Clara DupuisMorency est déjà sur toutes les lèvres alors que son récit Mère d’invention vient tout juste de paraître chez Triptyque. Mère d’invention surprend par son ton nouveau, actuel et aborde la maternité sous un angle encore jamais vu au Québec.

Les recueils de poésie de Jean-Christophe Réhel sont maintenant des incontournables du milieu québécois, on attend donc avec impatience son tout premier roman Ce qu’on respire sur Tatouine (Del Busso). Déjà, les bandes annonces du roman font parler en ligne.

Je ne sais pas si on peut qualifier de « roman » le livre à venir de Marie Darsigny, mais il ne fait aucun doute qu’il est un des livres que je me fais un devoir de lire dès sa sortie. Trente (Éditions du Remue-Ménage) suit le parcours d’une jeune femme qui croyait qu’elle ne vivrait pas plus de trente ans.

La Mèche annonce la publication de Feue d’Ariane Lessard, un roman prometteur qui s’articule autour d’une famille brisée et qui arbore une couverture tout à fait impeccable. Avec Virginie Francoeur et son roman Jelly Bean (Druides), on suit le destin de trois meilleures amies dans les coins glauques de Montréal. Les Éditions Septentrion, sous la collection Hamac, présente After de Jean-Guy Forget, un récit autofictionnel d’acceptation supporté par une voix nouvelle.

Les valeurs sûres

Dominique Fortier sait charmer avec ces romans toujours étonnants et c’est toujours le cas avec Les villes de papier (Alto), en librairie depuis cette semaine. Ce roman-portrait sur la poète américaine Emily Dickinson est passionnant, tout en douceur et saisit à merveille l’être secret qu’elle était.

Les publications de Daniel Canty sont toujours surprenantes. Il propose à La Peuplade son récit La société des grands fonds où il explore l’incompatibilité des livres… et de l’eau. J’achète!

Le Cheval d’août propose un recueil de nouvelles très intriguant de Françoise Major Le nombril de la lune, qui promet un portrait de Mexico et d’histoires qui s’en inspire, puisque l’autrice revient d’un long séjour au Mexique.

Les Herbes Rouges publient cet automne un livre que je qualifie déjà d’incontournable : une anthologie de leur poésie préparée par Roxane Desjardins et Jean-Simon Desrochers. Ce sera sans doute l’occasion de redécouvrir des textes oubliés et d’élargir notre culture poétique québécoise.

Une rentrée littéraire n’en est pas une sans l’OVNI à surveiller. Les Éditions Alto prépare quelque chose de gros : la publication de Moi, ce que j’aime, c’est les monstres d’Emil Ferris. Cette bande dessinée monumentale dont on a pu apercevoir quelques pages sur les réseaux sociaux, se déroule à Chicago dans les années 60. Une jeune fille de dix ans doit composer avec le suicide de sa séduisante voisine, et des monstres… Intriguant, mais attendez de voir les illustrations : phénoménal!

En vrac, on annonce un recueil de poésie de Chloé Savoie-Bernard (L’Hexagone), un roman de Daniel Grenier (Le Quartanier), un livre de Jean-Philippe Baril-Guérard (Ta Mère), un recueil de microrécits de Laurence LeducPrimeau (La Peuplade), une bande dessinée de Cathon et une autre de Zviane… Je ne sais pas pour vous, mais nous chez Les Méconnus, on ne s’ennuiera pas!

– Elizabeth Lord

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