C’est hier soir que j’ai enfin pu assister à la première édition du Cabaret de l’Alizé, qui promettait de « nous faire découvrir les artistes émergents dont fourmille Montréal ». Arrivée à 20h pile (ou à peu près hein), j’ai eu droit à l’accueil chaleureux de l’équipe du Cabaret. Enthousiastes, ceux qui font vivre l’Alizé ont visiblement à cœur de faire connaître des créateurs d’horizons divers dont le point commun est le talent.

 

Bitter Old Man

Après avoir patienté environ une heure dans le joli décor éclectique du Cabaret, j’ai enfin vu des musiciens s’approcher de la scène. Affublés de barbes et de perruques assez échevelées merci et de lumières aux mains (qui allaient bientôt faire écho aux jeux de lumières endiablés), Marc Cadoc, Leichin Sinha et Lan Thokchom ont entonné leurs premières pièces rock indie aux accents de shoegaze. Allant parfois chercher des mélodies particulièrement accrocheuses à travers une mare de sonorités un peu monotones et une voix mal maîtrisée, Bitter Old Man est une formation qu’on peut espérer plus solide quand l’expérience et le temps auront fait leur œuvre.

 

Projet Cecoya

Suite à une courte entracte, c’est Projet Cecoya qui s’est emparé de la scène. Le groupe reggae progressif, qui a été créé en début d’année, a tout de suite affiché une belle aisance. C’est surtout la chanteuse Sandrine Godbout (qui joue également de la flûte) qui a volé la vedette à Jeremy Tremblay, Samuel Daigle et Francis Denis avec sa voix riche, ses mouvements de danse enjoués et son attitude mi figue mi raisin. Passant du rôle d’hôte sympathique jasant à ses invités à jeune fille renfrognée pour aucune raison décelable, celle qui m’a fait penser à Gwen Stefani aux débuts de No Doubt (si vous me permettez la comparaison un peu douteuse) a un très beau charisme à développer. Si Projet Cecoya est resté dans les sentiers battus du reggae, son potentiel est dur à nier.

Bref, une belle réussite pour cette première édition du Cabaret de l’Alizé! À suivre le mois prochain pour la deuxième édition Je vous invite d’ailleurs à suivre les nouvelles de cette salle de spectacles ici. À découvrir si ce n’est pas déjà fait.

– Mélissa Pelletier