CTZNSHP

On nous avait d’abord annoncé CTZNSHP, Ariane Zita, Pick a Piper, Gold Cult et Paon. On a eu les trois premiers, mais on a remplacé les deux derniers par Foe Destroyer et El Motor. La soirée a commencé à 21 h 30 pour se terminer vers les 3 heures du matin, un 5 heures de performances hétéroclites allant de la pop romantico-équestre de Zita au grunge trash pop de Foe Destroyer, en passant par l’électro tribal de Pick a Piper et le post-punk de CTZNSHP.

 

Foe Destroyer

Foe Destroyerest un groupe de Denton, au Texas. Les gars décrivent ce qu’ils font comme étant du grunge trash pop. En gros, c’est compliqué. D’une pièce à l’autre, on se promène vraiment dans toutes les directions, ce qui rend leur musique assez difficile à catégoriser. Hier, en quelque 30 minutes, ils nous ont attendris avec la pièce « Strut » avant de nous brasser bien comme il faut avec la costaude « Memo ». Les gars sont définitivement d’excellents musiciens en plus d’être polyvalents, s’échangeant tour à tour la guitare, la bass, le micro principal et la batterie. Leur performance d’une grande intensité est parvenue à réchauffer les spectateurs et les a préparés convenablement pour la suite du spectacle.

 

Ariane Zita

« Dites le pas à personne, mais ça fait depuis que j’ai 16 ans que je rêve de participer à ce festival » pouvait-on lire hier sur sa pageFacebook. C’est une Ariane Zita rayonnante qui est montée sur la scène du Quai des brumes hier pour nous jouer quelques-unes de ses nouvelles chansons (qu’on a hâte d’entendre sur disque!) et celles de son EP lancé il y a un an. Sa voix, un mélange entre Laurence Hélie et Sabrina Halde (Groenland), ses mélodies pop-country-folk-rockabilly qui rappellent à l’occasion l’univers rétro rafraîchissant de She & Him, ses textes romantico-mélancoliques, tout ça devrait vous convaincre de porter une attention particulière au travail d’Ariane Zita. La blonde jeune femme m’a confirmé hier être en plein enregistrement de démos. Il y a du nouveau qui s’en vient, donc. D’ici là, pour patienter un peu, on relit l’entretien qu’a réalisé Mélissa avec Ariane Zitaen août dernier et on télécharge son EPici.

 

El Motor

Après six ans d’absence, El Motor est ressurgi cette année avec Le monstre, un deuxième album que salue généralement la critique pour la qualité des arrangements et pour les textes poétiques et imagés de Pierre-Alexandre Bouchard, entre autres choses. Sur scène, ces musiciens expérimentés ont livré une solide performance, bien que je ne sois pas une grande fan du groupe. Sur des pièces comme « L’homme-éléphant », on croirait entendre un croisement entre Vilains Pingouins et Malajube. Pour ne rien manquer des nouvelles de El Motor, c’est ici.

 

Pick a Piper

J’ai eu un coup de cœur pour Pick a Piper. Définitivement un groupe à voir et revoir sur scène. Quand le batteur Brad Weber de Caribou décide de se faire son projet, ça donne de l’électro que j’oserais qualifier de tribal, d’organique, parfois rock. La percussion, le beat, est mis de l’avant, bien entendu. Sur scène, c’est parfois six baguettes qui « tapochent » en même temps. Ajoutez à cela un trombone que l’on fait se distortionner à l’occasion, des voix volatiles et des mélodies efficaces, accrocheuses. Une belle découverte. Écoutez la pièce « All Her Colours ». Irrésistible, vous verrez bien.

 

CTZNSHP

CTZNSHP, groupe montréalais, a entamé sa performance à 2 h du matin, devant des spectateurs encore bien réveillés, bien que légèrement (certains plus que d’autres) éméchés. La pièce « Heartbreak Kid » a ouvert le bal de manière convaincante, incitant les incertains à rester encore quelques minutes pour assister à cette dernière performance. J’aime bien le post-punk de CTZNSHP, la lourdeur de la guitare, l’intensité des mélodies, mais il y a une chose qui me fatigue, je dois bien le dire : la voix du chanteur. Même l’écho que l’on a ajouté au micro n’arrivait pas à camoufler le fait qu’il chantait parfois faux. J’avoue, j’ai l’oreille (un peu trop?) sensible à ce genre de choses. Particulièrement à 2 heures du matin. Je suis donc partie un peu avant la fin, vous m’excuserez.

 

Paon : quand, quand, quand?

Ma grosse déception de la soirée et de na pas avoir pu voir Paon sur scène. Ce groupe belge composé de Ben de The Tellers et d’Aurelio de Lucy Lucy a sorti en février dernier le single « Shine over me » qui me plaît particulièrement. Du pop-folk un peu « bibitte », décalé, mais qui rend complètement accroc. Le groupe a déjà assuré la première partie de Alt-J et de Brigitte. J’ai bien hâte de les voir à Montréal. À suivre!

– Joakim Lemieux