Photo : Mona Lacasse

L’aventure POP Montréal a commencé le jeudi 14 septembre pour Les Méconnus. Première destination pour Mona Lacasse et Nicolas Roy : l’Église St. John the Evangelist pour y rencontrer leurs premiers coups de cœur du festival.

Vagabon + Nnamdi Ogbonnaya

En février dernier, on est un peu tombés en amour avec la voix de Leatitia Tamko, a.k.a. Vagabon. C’est le mois pour ça de toute façon, n’est-ce pas? C’était donc d’une évidence même qu’on n’allait pas rater son passage à Montréal dans le cadre de POP Montréal.

Vagabon / Photo : Mona Lacasse

C’est donc guilleret qu’on se présente à l’Église au toit rouge. Beau set up, vraiment. Ça ne fait qu’intensifier notre engouement. Mais d’abord, Nnamdi Ogbonnaya. Disons que c’est un personnage. Le Monsieur et sa troupe, habitués des albums concepts d’un genre impossible à définir,  sont quelque peu excentriques, voire goofy. Ils s’éclatent clairement dans le chaos qu’ils créent; mélodies surprenantes, ponctuées de confusion, parfois catchy, parfois étrange. C’est beaucoup d’informations en même temps. Pour l’assistance, c’est clivé : certains adorent et se délectent, d’autres affichent un air de confusion et de « chu pas sûr ».

Finalement, au tour de Vagabon. Dès les premières notes, on est tous conquis. Vraiment. Petit bout de femme, mais quelle assurance et puissance vocale! Alors qu’ils enchaînent les pièces de l’album Infinite Worlds, paru en février (à écouter!), les gens se rapprochent et prennent place à califourchon, dans l’allée centrale entre les bancs d’église. « This church is so fucking sick… Can you say fucking in a church?! » Ce qui est bien avec Leatitia Tamko, c’est qu’on la sent entière : l’émotion n’est pas feinte, tant dans ses textes qu’ici devant nous. Les genres, eux, se mélangent sans grand effort ou compromis. Comme on disait, on était conquis, à l’avance. (Mona Lacasse)

Le périple du duo se poursuit ensuite au La Tulipe, après une performance de Chocolat, pour aller voir le groupe connu sous le nom de Thee Oh Sees.

Oh Sees

Du spectacle de Oh Sees (eh oui, énième désignation au baptistère) au La Tulipe, on retiendra essentiellement ceci :

D’abord que John Dwyer et ses drilles ne prennent pas une ride, depuis maintenant 20 ans et autant d’albums. Le groupe garago-krauto-psycho-rock roule encore au diesel turbo sur des pneumatiques brûlés. Visiblement à ses aises jusqu’aux délimitations territoriales de ses compositions à aires variables, Dwyer, aux commandes de sa caractéristique Gibson SG translucide, dégage un charisme punk irrésistible. Appuyé par deux batteurs qui auraient motif légitime de porter plainte aux normes du travail (c’est-à-dire, ça sue jusqu’à l’usure derrière les peaux) et d’un bassiste qui s’en prend plein la gueule à plein régime un peu trop près de son amplificateur, le leader fait la preuve que le genre se contente de peu côté fioritures, mais exige beaucoup point de vue hardiesse et endurance. Bref, du rock comme il se doit.

Oh Sees / Photo : Mona Lacasse

Ensuite que la jeunesse d’aujourd’hui stage dive tout croche. Faut voir celui qui plonge flanc devant dans une foule qui regarde ailleurs et n’en demande pas tant. Ou encore le maigrelet au nœud papillon qui grimpe sur scène 15 secondes de trop avant de se laisser choir à califourchon sur personne. Du cran dans le défoulement les damoiseaux!

Mona en est encore toute courroucée. (Nicolas Roy)

Mona Lacasse et  Nicolas Roy

Le 16e festival POP Montréal, du 13 au 17 septembre, à Montréal. Pour toute la programmation, c’est ici.

BABILLARD : Un événement à annoncer? Une formation dans le milieu culturel à faire découvrir? Envie de jammer avec des artistes de feu? Une offre d’emploi? Un autre truc à partager? C’est ici que ça se passe, maintenant, pour partager avec les lecteurs des Méconnus!

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