Nicolas Winding Refn, ce cinéaste subversif propulsé du Danemark, est arrivé sur la scène du cinéma underground avec sa trilogie Pusher, une exploration brute et cinglante du mode de vie des trafiquants de drogue. Depuis, il contribue à donner au film du genre ses lettres de noblesses, tout en jouant continuellement avec les formes du cinéma, et avec l’esthétique de la violence. Celle-ci y est rarement glamourisée, jamais gratuite. Elle est rude et inévitable , car enchevêtrée dans les liens sociaux. Que ce soit pour plonger dans l’univers carcéral de Bronson, dans l’épopée nordique de Valhalla Rising, ou dans le monde du crime et des bolides des années 70 et 80 de son célèbre hommage Drive, Refn sait toujours comment lier l’intrigue avec style, et faire du beau avec du sordide. Pour découvrir ou revisiter son œuvre, la cinémathèque québécoise vous propose une rétrospective intégrale de ses films jusqu’au 16 juin. À ne pas manquer.

– Boris Nonveiller