J’ai tout juste eu le temps de m’asseoir au balcon du Théâtre Corona hier que Monogrenade s’est mis à jouer. En première partie de Malajube, le groupe a lancé le bal avec «La marge», extrait de son premier album sorti en mars 2011, Tantale. Avec énergie, les membres du groupe (Jean Michel Pigeon à la voix, au clavier et à la guitare; François Lessard à la basse; Mathieu Collette à la batterie et aux électros et Marianne Houle au violoncelle et à la voix) ont enchaîné les pièces en offrant un heureux mélange de leur album et du premier EP du groupe qui date de 2009, La saveur des fruits. Et vraiment, la foule a levé!

Chaleureux et visiblement très heureux d’être là, le chanteur a accueilli le public d’un sympathique commentaire : «Ça fait chaud au cœur d’être chez soi, ça faisait un mois qu’on était partis!» En tournée en Europe depuis septembre, Monogrenade est en train d’acquérir une solide réputation dans le monde de la pop émergente. L’équilibre très bien dosé de sons électros, d’arrangements à cordes et de paroles recherchées rendues par une voix bien maîtrisée a conquis la critique et a séduit la foule hier soir.

Ayant eu la chance de voir Monogrenade aux Francofolies cet été dans une ambiance beaucoup plus planante, j’ai été agréablement surprise de voir le dynamisme déployé sur la scène du Théâtre Corona. Parce qu’il faut l’admettre, la douceur des mélodies est excellente sur album, mais court le risque de tomber dans le calme plat en live. Au contraire, Monogrenade s’est lancé dans des transes musicales qui ont fait danser la salle (malgré le fait que les discussions ont parfois réussi à surpasser le volume de la musique) et qui ont prouvé aux sceptiques que oui, ce style de musique peut rocker!

Un groupe à voir en spectacle si vous en avez l’occasion! D’ici là, je vous laisse regarder les pièces «M’en aller» et «Immobile», qui ont été captées dans une église par L’Hibou.

– Mélissa Pelletier