Salle comble au Verre Bouteille ce dernier mardi d’avril, lors d’un 5 à 7 annonçant un bel été montréalais… mais pas que.  Pour son dernier album, Matt Track a fait le choix d’un lancement intimiste, dans un chouette bar du Plateau. Mathieu Lafontaine n’est pas un novice : amoureux de la musique depuis une vingtaine d’années, on ne le décolle plus de sa guitare. 4 EP’s sont déjà à son actif, mais cette fois, oui cette fois, Mathieu dit prendre un virage risqué avec son dernier album folk/indie/rock. L’amour, de nouvelles aspirations et inspirations, l’indépendance en termes de production, une guitare électrique, et Matt Track – l’album, on s’entend – sort de son œuf.

Les contraintes en moins et surtout la liberté dans le temps ont permis à l’auteur-compositeur, à son batteur Francis Gaulin et à son bassiste Jérémi Roy, de se laisser aller davantage qu’à l’habitude. C’est ce que concède Mathieu, qui emploie le terme « réussite »  pour qualifier ses 11 tounes. L’album n’est pas dans la même veine que les précédents, et Matt Track prend une chance vis-à-vis de son public. Mais selon le chanteur, il n’est « pas question de proposer toujours la même musique, ça deviendrait lassant ». Un album tout en douceur ou presque – la guitare électrique fait son petit effet -, une voix langoureuse, il n’a été pas bien difficile d’apprécier ces mélodies très groovy pour le public, et ce dès la première  chanson : « Change ».

Vous auriez voulu être là, une bonne bière fraîche à la main, oui, oui, mais non, non, ne pleurez pas, Matt Track sera de la partie le 7 juin à l’Inspecteur Epingle à Montréal, et lance son album à Sherbrooke et Québec respectivement les 2 et 21 mai !

L’album est par ailleurs disponible sur iTunes et il est possible de le commander physiquement sur Bandcamp.

– Camille Dufetel