Qui suivre, que voir, quoi faire? Ceci, entre autres choses :

Jesse Mac Cormack – mercredi 18 novembre, 20 h; Rialto Hall

PRESSE-jessecouleur1-nb-MR_2

Écouter les EP Crush et Music for the Soul de Jesse Mac Cormack, c’est une chose. Voir le touche-à-tout sur scène, c’en est une autre. Se contenter des enregistrements, c’est se priver de l’électricité et du magnétisme que l’homme transmet sur scène. Désormais sous la bannière de Secret City Records (The Barr Brothers, Patrick Watson, Plants and Animals, etc.), Jesse propose une mixture de folk, de blues et de rock où voix et instruments (guitares, basses et batteries) s’entrelacent et s’entremêlent pour donner vie à un son cohérent et personnel. Oui, une vraie « musique pour l’âme ». À voir au moins une fois dans sa vie pour s’ouvrir à jamais l’appétit. (China Marsot-Wood)

•••

CRi – mercredi 18 novembre, 22 h; Rialto Hall

Cri

CRi, c’est Christophe Dubé. Un Québécois de notre bonne capitale, naturalisé Montréalais depuis deux ans maintenant. Un vrai curieux, doué et besogneux, qui s’est garroché à tâtons sur un séquenceur logiciel après avoir goûté de l’oreille aux fruits pesants de l’après-dubstep. Il nous propose à date, synthétiseurs analogiques plein le grenier et signature sonore déjà bien en poche, quelque chose qui se danse avec indolence ou s’écoute pensivement l’échine ondulante. Un pur bonheur qui risque plus tôt que tard de rouler sa bosse là où l’électro rapporte. On vous dépose juste dessous son dernier titre. Après son écoute attentive, cliquez ici pour visionner le clip pas piqué des vers de la pièce Pearl. Aucun figurant à l’écran soit dit en passant. Juste du monde weird dans les environs de L.A. (Nicolas Roy)

•••

Foreign Diplomats – jeudi 19 novembre, 20 h 30; Scène Métro du Club Soda

Foreign Diplomats

Donc, vous avez votre billet pour aller voir Louis-Jean Cormier et Plants and Animals et vous vous dites que vous pourriez peut-être arriver en retard, que ce ne serait pas si grave de manquer la première partie, que, de toute façon, il s’agit sûrement d’un band pas très bon dont vous n’entendrez plus jamais parler. Grave erreur! Les cinq jeunes hommes de Foreign Diplomats connaissent une ascension fulgurante avec leur électro-rock funky qui se situe quelque part entre Modest Mouse et Wolf Parade. Pointez-vous donc à l’heure ce jeudi et vous pourrez un jour dire que vous les avez vus live avant qu’ils ne soient « big ». (Guillaume Francoeur)

•••

FOXTROTT – vendredi, 20 novembre, 21 h; Centre Phi

DrivenPackshot

Elle a le rythme sûr, la voix poignante et le don de pondre des pièces électro qui feraient danser n’importe quel aigri de la vie : FOXTROTT. Enfin, l’auteure-compositrice-interprète-beat maker-alouette (alias Marie-Hélène Delorme) nous présente son premier album, A Taller Us. C’est qu’elle nous a fait attendre, FOXTROTT. Après un EP coup de poing en 2012, Shields, l’artiste a pris trois ans pour se consacrer à ce premier effort qui sera lancé sous l’étiquette One Little Indian le 20 novembre prochain au Centre Phi – vous me voyez venir – dans le cadre de M pour Montréal. Un album qui risque de devenir votre go to pour mettre de l’ambiance dans toutes les situations de la vie: party qui ne lève pas, douche platounette, bouchées de toast qui ont besoin de sucré… Vous comprenez le principe. (Mélissa Pelletier)

•••

The Dears – vendredi, 20 novembre, 21 h 30; Théâtre Fairmount

_MG_0826-Edit

L’année 2015 n’est pas seulement significative pour la scène indie montréalaise parce qu’elle marque la 10e édition de M pour Montréal, elle célèbre aussi le 20e anniversaire du groupe The Dears, véritable pionnier de la musique indépendante dans la métropole. La troupe de Murray Lightburn a d’ailleurs souligné cet anniversaire en nous offrant enfin un sixième album, Times Infinity Volume 1, un peu plus sage, mais toujours aussi mélodieux et poétique que les précédents. L’occasion de célébrer cette formation, avec laquelle tout a commencé, est donc trop belle pour s’en priver. (Guillaume Francoeur)

•••

Busty and the Bass – vendredi, 20 novembre, 22 h; Scène Métro du Club Soda

busty-and-the-bass-1

Se donner en spectacle tout juste avant Misteur Valaire ne doit pas être une tâche facile. Difficile de ne pas souffrir de la comparaison avec ces cinq Sherbrookois, bêtes de scène notoires. Il serait toutefois difficile d’imaginer une formation mieux outillée que Busty and the Bass pour préparer le terrain pour les « misteurs ». Sacré « meilleur groupe universitaire canadien » par CBC Radio en 2014, ce collectif de neuf jazz nerds de McGill ne laisse pas sa place quand vient le temps de soulever une foule, en mettant sa polyvalence et son énergie contagieuse au profit d’une musique électro-soul diablement efficace. (Guillaume Francoeur)

•••

Peter Henry Phillips – samedi 21 novembre; 18 h; Divan Orange

Barry_Russell_Peter_Henry_Phillips

Vous connaissez Pilou, le chanteur de Resistance (2008) et o1 (2013) de Champion? Ou l’autre Pilou au micro du groupe de Belle et bum à Télé-Québec il y a 5 ans? Ou encore Pierre-Philippe Côté, multi-instrumentiste et compositeur chez Moran, Élisapie Isaac et bien d’autres – ou un autre Côté, lui producteur-arrangeur chez Marie-Jo Thério, Philippe Brach, etc., et enfin un troisième homonyme signant la musique du plus récent film de Denys Arcand, Le règne de la beauté ? En septembre, un certain Peter Henry Phillips a lancé The Origin, un album où une voix puissante, mariée à une musique aussi riche que généreuse, nous parle d’humanisme, de nature, de souvenirs doux-amers sur des airs tantôt pop tantôt folk ou rock. Cet artiste aussi prolifique que chevronné (ben oui, sont tous le même…) offre un spectacle ma-gni-fi-que. Profitez-en donc, c’est GRATUIT-GRATUIT-GRATUIT!! Qui sait, dans peu de temps, vous pourrez toujours dire que vous l’avez vu « dans un Divan orange conquis, un samedi frette de novembre ». (Jean Lavernec)

•••

Grimes – samedi 21 novembre, 20 h; Métropolis 

Avec-Art-Angels-Grimes-a-sorti-l-album-le-moins-cool-au-monde_exact780x585_l

Même si son nom ne vous dit rien, Claire Boucher n’a plus besoin de présentation depuis la naissance de Grimes, personnage créé lors du passage de l’artiste dans l’underground montréalais, il y a de cela une dizaine d’années. Les pièces que l’on retrouve sur Art Angels, que l’on pense à l’électrisante Flesh Without Blood, à la furieuse Scream ou encore à la douce et envoûtante Laughing And Not Being Normal, ont chacune cette particularité de ne ressembler à rien d’autres qu’à cette pop expérimentalo-instinctive dont elle seule possède le secret. Quatorze titres que la Canadienne a produits elle-même, y jouant autant du violon que de la batterie. Elle voulait faire le disque le « moins cool » possible. A-t-elle réussi ? Ça dépend de votre définition du mot « cool », mais une chose est certaine : ce quatrième effort est loin d’être ennuyant. Sans dire qu’il va vous r’virer le toupet à l’envers, on peut compter sur Art Angels pour vous requinquer le soir d’hiver. Oui, Grimes vit désormais à Los Angeles, mais son cœur n’est pas moins tout près du vôtre. (Marie-Eve Brassard)

•••

Organ Mood – samedi 21 novembre; 21h30; Scène Métro du Club Soda

0004950682_10

Christophe Lamarche-Ledoux et Mathieu Jacques. Rituel et mysticisme. Rétroprojecteurs et machines à son maisons. Musique dessinée ou images sonorisées. Le Jutra 2015 de la Meilleure musique originale pour Tu dors Nicole et… ça suffit. Après sept ans de labeur en labo et de discussions sur le pourquoi du comment, le duo sherbrookois s’est jeté couleurs et ambiances dans un projet ambitieux en mai dernier : Comme si nous étions déjà libres, le vinyle et le livre. On a manqué le lancement du bouquin en librairie, mais pas celui de l’album du côté de Nomad Nation. Il fallait voir Mathieu suer parmi les projecteurs et les acétates, et Christophe enseigner en crash course le maniement de l’archet sur le bidule ou scotcher le micro sur le coeur d’une spectatrice dont le pouls emballé battait la mesure. On a vu surpris, on reverra ravi. Avec Country, Chocolat et Dutchess Says, on note la soirée et le lieu au calendrier et sur la carte. (Nicolas Roy)

•••

She Serpent – samedi 21 novembre; 22h30; Quai des Brumes

o8095

J’ai une confession à faire. En tant que journaliste, je me fais un point d’honneur de ne jamais mélanger (ou d’essayer hein) connaissance sympathique et couverture. Mais je me retrouve parfois devant un excellent groupe post-punk qui mérite toute la couverture possible et qui, disons-le, torche. Tassons ça du chemin, si vous le voulez bien: JE CONNAIS LE GUITARISTE. On n’a pas élevé les cochons ensemble, mais il m’a parlé des débuts de son band avec des étoiles dans les yeux en plaçant des livres dans un Renaud-Bray pas si loin de chez vous ou autour d’une bière: She Serpent. Ma foi, je comprends les étoiles. She Serpent rocke, tout simplement. Mathieu Trépanier. Alexandre Brassard et Nicolas Giancarlo Radeschi sont réunis autour de la très talentueuse Melanie Brenda, qui a une prestance presque surnaturelle sur scène. Entre un EP éponyme bien accueilli, un talent certain et une vibe positive qui semble suivre le groupe partout où il passe, on suit la vague et on vous invite à aller écouter ça par vous-même au Quai des Brumes le 21 novembre prochain. (Mélissa Pelletier)

•••

Lakes Of Canada – samedi 21 novembre; 23 h; Divan Orange

IMG_8013-Edit

Si les voix du quintet montréalais Lakes of Canada dominent une musique qui ne craint pas, au fil des pièces, de passer d’un genre à l’autre, du rock au gospel en passant par le folk et le heavy metal, il faut savoir que le groupe montréalais, formé de Tim Dobby, Greg Halpin, Sarah Morasse, Conor O’Neil et Jake Smith, est uni par une force a cappella plutôt impressionnante. Son deuxième album, Transgressions, sorti il y a à peine un mois, regorge de chants à caractère religieux (Jake et Conor font d’ailleurs partie de chœurs – l’un de synagogue, l’autre, d’église), mais propose également une relecture diagonale du roman de Margaret Atwood The Handmaid’s Tale. Faut voir et entendre ce que ça donnera en concert, si, comme moi, vous avez manqué leurs passages à Pop Montréal en septembre et à la Sala Rossa en octobre. Et un samedi soir par-dessus tout! (Jean Lavernec)