Les membres du groupe franco-festif éclectique, Les Sofilanthropes, se sont rassemblés à la Sala Rossa le 17 janvier pour leur spectacle d’adieux.

Comme à l’habitude, et pour une dernière fois, la salle était encore remplie de beau monde, l’ambiance était toujours à la fête et la soirée était bien arrosée. Le groupe Cartel Pigeon assurait la première partie du spectacle d’adieux, qui était agrémentée de performances de cirque et d’animations diverses.

Leurs nombreux fans et la scène musicale d’Hochelaga-Maisonneuve devront faire le deuil de cette formation, qui était présente dans de nombreux spectacles-bénéfices et événements qui ont marqué les dernières années tels qu’Occupy MTL et la grève étudiante de 2012. Mis à part leur mélange musical hors du commun mêlant le jazz manouche au folk québécois et à la musique du monde, on se souviendra de la plume irrévérencieuse, brute et imagée des Sofilanthropes.

Ils laissent derrière eux deux albums, L’éternelle recherche de l’éternel (2011) et Les oiseaux morts (2013), ainsi qu’un album live, Live-là !, paru en mai 2014, et une participation aux deux dernières compilations Donne la patte. Ils ont également fait trois tournées provinciales, plus de 400 concerts au Québec et on été en nomination au GAMIQ 2013.

Outre les nombreuses difficultés de l’autoproduction, le départ des Sofilanthropes est aussi un acte de refus de se plier aux caprices de l’industrie musicale québécoise :

« Dans le contexte politique actuel, il serait à envisager pour l’industrie culturelle de promouvoir davantage des groupes qui brûlent ainsi de DIRE, créateurs de musiques dansantes qui offrent à la fois des propos enflammés. Ainsi, Les Sofilanthropes, d’un genre peut-être trop peu en vogue en ce moment, ou commercialisable, avec des textes quelque peu choquants pour les investisseurs culturels, repli bagages avec un quelque chose d’amer dans sa valise : l’impression que du show-business, il ne reste plus que la business », écrivaient-ils sur la page Facebook de leur concert d’adieux.

Nous levons notre chapeau à Clôde Ô l’Anthrope (voix, guitare, accordéon), à Guim Moro (contrebasse électrique, flûte traversière), à Chad (batterie, percussions), à Camille (trompette) et à Marat Burma (saxophone baryton) pour nous avoir fait connaître leur univers musical.

Pour réécouter ou encore découvrir Les Sofilanthropes, rendez-vous sur leur page Bandcamp.

Guim Moro, l’un des membres du défunt groupe, est à surveiller présentement sur la scène musicale avec sa formation Guim Moro et les PKP. Visitez la page Bandcamp du groupe.

Roxane Chouinard