Oui, on sait.

L’été est presque fini, on est bientôt à la rentrée, il fait tellement humide que tu as envie de prendre une douche toutes les demi-heures… Pas facile, le quotidien à Montréal.

« Hé ben, barre-toi, alors ! » nous glisse à l’oreille la voix de la raison (qui s’est bien dévergondée, didonc). Et il se pourrait qu’elle n’ait pas tort sur le coup là.

Hé oui, réfléchissez-y deux minutes. Pourquoi ne pas pousser jusqu’en Gaspésie, tiens ? En plus des paysages et des Gaspésiens, que je ne vais quand même pas vous vendre à vous les montréalais, tout Français que je suis, il se trouve que la semaine prochaine, du 28 au 30 août, se déroule le festival des Percéides, à Percé (vous l’aviez deviné. Vous êtes fort).

C’est un tout frais festival (5 ans d’âge) d’art et de cinéma d’auteur, l’unique du genre en Gaspésie. Il se distingue par sa liberté d’esprit, son caractère novateur dans la programmation (extrêmement large, allant du court au long métrage, et brassant fiction, documentaire, animation, cinéma populaire, cinéma rural et cinéma d’auteur et expérimental) et son souci d’ouverture aux spectateurs non professionnels intéressés par les cinémas contemporains audacieux.

Le but du directeur François Cormier est de révéler les nouveaux talents du cinéma d’auteur et les grands cinéastes de demain mais aussi d’accueillir des cinéastes confirmés ou encore méconnus. Ainsi seront projetés Sarah préfère la course, sensation québécoise de l’année 2013, Le Météore, sélectionné cette année à Sundance, mais aussi Veulent, de la cinéaste gaspésienne Diane Dupuis, qui a réalisé ce court-métrage muet à l’âge de 15 ans en… 1966.

Une première nord-américaine (La Bataille de Solférino, de Justine Triet), un panorama des cinéastes scandinaves, une rencontre avec les cinéastes le 29 au matin, une matinée cinéma d’animation pour les enfants, le tout dans le cadre de Percé …

Bon, vous la prenez, cette semaine ?

Toutes les infos ici.

– Jacques Cartyeah