Crédit: Philippe Jasmin

Shékélé, c’est un groupe qui roule sa bosse folk rock depuis 4 ans. Découverts à Cégep en spectacle en 2009 du Cégep de Saint-Laurent, Francis G.Veillette (chanteur et parolier), Tristan Forget-Brisson (batteur), Charles Roy (guitariste) et Bruno Masse Harinen (pianiste) ont pris l’initiative d’enregistrer un EP de trois chansons. Bien reçu, ce premier effort s’écoule à plus de 300 copies. En mars 2011, le groupe tente sa chance au Festirock de Richmond et repart avec le prix de jury, le prix du coup de cœur COGECO et plus de 10 000$ en prix divers. Encouragé par ce succès, Shékélé se lance en novembre 2011 dans l’enregistrement et la réalisation de son premier album Infinir le fini.

Quand on écoute l’album, on entend bien vite que les influences sont diverses, mais que la direction est bien définie. « Il y a définitivement une petite touche de rock anglais des années 60. Il y a un son rétro, qui ressemble un peu à Pink Floyd. » explique Francis. « On propose une ambiance sonore, une musique constituée de plusieurs couches de sons. Mais ce n’est pas expérimental. » ajoute Tristan. Bien souvent, le groupe se fait comparer à Harmonium. « C’est sûrement dû à l’utilisation de la guitare à douze cordes… C’est peut-être aussi dû aux thèmes abordés : l’amour, le bonheur, l’universalité, d’être bien avec soi et les autres. Et bon, un chanteur qui chante du nez en français, le lien n’est pas dur à faire! » avoue en riant Francis.

Lorsqu’on demande à Shékélé de choisir la pièce qui définit le mieux l’album, c’est unanime. « Infinir l’infini. C’est une des premières chansons qu’on a composé. Tout est là : l’ambiance, le refrain, le fun qu’on a eu à jammer. » répond vite Tristan. « C’est peut-être dans celle-là qu’on retrouve le plus l’épice Shékélé. En fait, ça représente bien la façon de travailler du groupe : on ne se contente pas d’écrire une chanson de façon traditionnelle. Il y a plus de zones visitées, de transformations et de mutations. »

Alors que la promotion d’Infinir le fini bat son plein -Shékélé prévoit même un mini-documentaire sur la création de l’album -, le groupe est en pleine création de nouvelles chansons. « On a tellement travaillé sur le premier album qu’on avait vraiment besoin de créer, de passer à d’autres chansons. » explique Tristan. Leur but? Ouvrir de nouvelles portes.

– Mélissa Pelletier

 

 

Shékélé sera en spectacle :

19 mai – La Ninkasi du faubourg, Québec.
14 août – Les Mardis bons spectacles, Acton Vale.

Album disponible avec contribution volontaire: http://shekelemedia.bandcamp.com/