Je l’avoue, j’ai découvert Leif Vollebekk en 2011 dans une de mes soirées girly un peu trop assumée. Attention, coming out : jai tout simplement dévoré la websérie Comment survivre aux weeks-ends. En tant que fan finie d’histoires d’amour quétaines (il faut bien se donner un congé de cerveau de temps à autre) et de bonne musique, j’ai été enchantée par la sélection musicale de l’émission. Parmi les Monogrenade, The Luyas et de nombreux autres, mon oreille a été attirée par la musique calme et envoûtante de Vollebekk.

Ayant sorti un premier album, Inland, le 19 janvier 2010, le son folk de Leif Vollebekk a vite été remarqué par la scène montréalaise (Julien Sagot, percussionniste de Karkwa, l’a d’ailleurs invité à faire les arrangements sur son premier album solo, Piano mal). Je ne pouvais donc pas passer à côté de son deuxième album, North Americana, qui sortira le 19 février prochain. C’est bien énervée que je lui ai passé un petit coup de fil pour qu’il me parle de tout ce qui l’attend en 2013.

En riant, il m’a avoué qu’il trouvait bizarre que personne ne connaisse encore les chansons de son deuxième effort: « J’ai vraiment hâte que les gens puissent entendre le résultat! J’ai travaillé très fort pendant 2-3 ans. Ces chansons sont tellement devenues familières pour moi… » Parce qu’en cherchant l’« exacte imperfection » qui caractérise bien ses compositions, Leif a eu envie de vivre une toute autre expérience d’enregistrement. «  Pour le premier album, c’était des takes live retravaillées par la suite. Avec North Americana, j’ai essayé d’aller chercher le meilleur son possible d’un coup. Avec tout le band dans une seule pièce pour que ce soit vrai, chaleureux.»

Pour réaliser ce défi, l’artiste et son groupe ont fait des allers retours entre Montréal et la France, tout en passant par New York. Entouré de Hans Bernhard à la basse, Philippe Melanson à la batterie, Sarah Neufeld (Arcade Fire) au violon, Joe Grass à la pedal steel et Adam Kinner au saxophone, Leif s’est concentré sur le piano, l’harmonica et la guitare.

Pour l’artiste, la création de North Americana a aussi été une occasion de développer son talent d’auteur. « En jouant Inland devant un public, j’ai réalisé que certaines phrases devaient changer. C’était moins facile à assumer sur scène. J’ai l’impression que les paroles m’appartiennent plus pour ce deuxième album. » Et quand je lui parle de thèmes, Leif jase plutôt de scènes : « J’écris sur ce que je vois : je fais le focus sur certains moments. Il y a eu beaucoup d’écriture entre et sur les villes. Mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un road album (Rires). »

Tout pour être intrigant! Pour satisfaire un peu ma curiosité, j’ai été faire un tour sur son site internet, où j’ai pu entendre quelques extraits et voir ce beau petit vidéo que je vous invite à découvrir :

Bien sûr, il faudra attendre au 19 février pour entendre le résultat complet de toutes ces années de travail. Leif Vollebekk et son groupe viendront présenter le fruit de leurs efforts au Cabaret du Mile-End le 23 mars prochain. Sans aucun doute, vous savez où vous pourrez me trouver ce soir-là!

– Mélissa Pelletier