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Cet été, il faut presque être ermite pour ne pas entendre parler de Le Trouble. C’est que le groupe montréalais multiplie les spectacles après le succès de son premier EP Reality Strikes et la signature avec le label américain Lava Records (oui oui, la maison de disques de Lorde et Jessy J): Festival Artefact, Sherblues, FEQ… Partis pour la gloire? Il semble bien que oui. Discussion avec Maxime Veilleux, membre de la formation.

Le plus étonnant dans toute cette histoire, c’est que les membres du groupe n’avaient pas d’attente précise en lançant leur premier effort en novembre 2013. « On a fait ça pour nous. On a voulu enregistrer nos chansons et voir ce que ça donnerait, sans pression. Qui aurait cru qu’on se ferait signer par un label américain majeur? C’est super! Ça fait plaisir et ça donne envie de continuer à enregistrer des chansons. » Malgré cette vague d’amour un peu inattendue, le groupe garde les deux pieds sur terre : « On ne priorise pas un spectacle par rapport à un autre. On a hâte à chacune de nos performances. Notre but, c’est de se donner à 100% peu importe le nombre de personnes dans la salle. »

Côté création, comment ça se passe à travers cette tornade? « On ne peut s’empêcher de créer. Dès qu’on pratique, il y a des riffs qui partent. On n’a pas le choix d’aller voir où ça mène. À ce jour, on a une dizaine de pièces. On pense entrer en studio à l’automne. » On peut donc espérer un nouvel album à l’hiver. Et ce nouvel effort, ressemblera-t-il au précédent? « On essaie de ne pas se donner de contraintes. On y va de manière spontanée. Par contre, je peux dire que ça risque d’être plus dansant. On adore bouger sur scène! » Si vous avez eu la chance de les voir sur scène, vous voyez sûrement de quoi Maxime parle. Le Trouble, c’est comme une petite bombe à retardement en show. Ça explose, ça détonne : « On joue de la pop sans compromis, en y mettant les touches de rock et de punk qu’on aime. On ne met pas de gants blancs. On nous a même déjà dit qu’on avait l’air de gars souls qui jouent de la musique pop. C’est pas faux! » s’exclame-t-il en riant.

Envie de les voir sur scène? Ce ne sont pas les occasions qui manquent. On pourra les voir à Osheaga, au nouveau festival La Grosse Lanterne et au FME. On parle aussi de tournées canadienne et européenne. À suivre!

– Mélissa Pelletier

On écoute Reality Strikes ici: