Les membres de la Mystérieuse Société Secrète de la Confrérie (est-ce qu’il y a seulement à moi que ça rappelle les classiques Fais-moi peur des samedis matins de notre enfance?) au nombre de douze, ont trouvé qu’il serait amusant de réunir leurs écrits en formulant une seule contrainte pour ligne directrice. Entreprise ayant pour objectif de pousser leur plaisir d’écrire à un niveau supérieur: le treizième.

Dans le recueil de ces collègues au baccalauréat en études littéraires à l’UdeM, douze textes anonymes, attribués à des personnages fictifs tels Cire Pôle McCartney ou le Loup de mer, vous entraîneront, chacun leur tour, dans des univers personnels et distincts. Nouvelle, poésie, monologue ou entrée de journal, sky is the limit. C’est donc chacun à leur manière que les auteurs conspireront pour faire du 12 un 13 dans une politique à la Réno Dépôt.

Cette liberté de la forme a pour effet de dynamiser la lecture en vous faisant passer d’une humeur à l’autre selon le registre linguistique ou la thématique choisie et, ce, que vous le lisiez d’une traite ou à petites doses.

À l’abord d’un texte dit académique, j’ai toujours cette appréhension de tomber sur de la masturbation mentale doublée d’un ton complaisant et verbeux. J’ai donc été agréablement surprise de constater que ce n’était pas le cas dans ce recueil et qu’au contraire c’était davantage le côté ludique que théorique qui émanait de leurs écrits. Une impression renforcée par les illustrations qui divisent et unissent de façon ponctuelles les textes.

Comme le tout est plutôt éclectique dans son homogénéité, certains passages vous parleront plus que d’autres, mais à coup sûr, chacun trouve son compte.

– Vickie Lemelin-Goulet