Après un lancement au Cabaret de la Dernière Chance à Rouyn-Noranda le 30 août dans le cadre du fabuleux FME et au Cercle de Québec le 3 septembre, c’est au National qu’Alex Nevsky a présenté hier son deuxième album, Himalaya mon amour.

C’est dans une ambiance décidément bien chaleureuse que le chanteur a entonné ses premières notes. S’étant vu offrir des crayons de maquillage à l’entrée, beaucoup n’ont pu résister à l’envie de se barbouiller gaiement. Si bien que Nevsky s’est lancé dans de drôles de rimes : « Je sais que c’est un lancement pis toute pis toute, mais ce serait le fun que t’écoute t’écoute. » Les conversations qui fusaient de toutes parts ont donc cessé pour laisser place à la musique pop de Nevsky.

À travers les pièces « Himalaya mon amour », « Je te quitterais » et « Les coloriés », l’artiste a présenté un album sensible aux sons joyeux et rythmés, parfois teintés de nostalgie amoureuse, qui donnent envie de constamment taper des mains en sautillant (bon hein, je n’ai pas cédé à cette belle tentation en tant que sérieuse journaliste). Certains téméraires se sont même adonnés à d’endiablés mouvements de danse durant les quelques quarante-cinq minutes qu’ont duré le spectacle (sérieux, bravo pour l’énergie).

Pour l’interprétation de « La bête lumineuse », les crayons de maquillage ont pris tout leur sens. Les spectateurs ont enfin pu se gâter, invités par Nevsky lui-même à gribouiller sur les visages environnants. « On va vivre un beau trip gang! » Et oui bon, si c’était plutôt cocasse de voir toute l’assistance se prêter au jeu, ça n’a rien apporté de concret au spectacle.

La soirée a pris fin avec « On leur a fait croire », qui a eu une belle résonance autant dans les radios alternatives que plus commerciales. Sans fausse note, Nevsky a livré l’excellente chanson (la plus réussie de l’album selon moi), sortant finalement de scène pour nous laisser fredonner les « PA-PA-PA-PA!! » à pleine bouche (et avec bien peu de talent). J’étais en train de me dire que c’était une finale particulièrement jolie lorsque qu’Alex et sa choriste sont retournés sur scène pour nous montrer la bonne note. Hum, comment couper une ambiance en une étape facile.

Mais le lancement s’est finalement bien terminé avec l’interprétation de « Koh Tao », la seule pièce en anglais sur l’album. À ma grande surprise, j’ai adoré le timbre de voix de Nevsky sur cette chanson plus douce, beaucoup moins pompeuse que celles auxquelles il nous a habitués. Une voie à explorer éventuellement?

– Mélissa Pelletier

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