À la Caserne Letourneux, du 24 au 28 avril, on pourra admirer (ou non, ça reste à voir!) La Beauté du monde, telle que présentée par Olivier Sylvestre. Ce jeune auteur a été l’un des deux finissants du programme d’Écriture dramatique de l’École nationale de théâtre en 2011. Comme cette place est convoitée par plusieurs, disons que le dramaturge devra prouver son talent!

Sur papier, les éléments semblent bien choisis : mise en scène de Gill Champagne; personnages « tragiques et délirants »; univers « surréaliste et clandestin ». De plus, la composante autobiographique, si chère à la dramaturgie contemporaine, s’y retrouve. Olivier Sylvestre affirme s’être inspiré de son expérience personnelle pour la prémisse seulement. Tout comme il l’a vécu, son personnage (appelé Olivier) se retrouve dans un minuscule appartement où il doit faire face à un vide existentiel. Olivier, le personnage, est coupé de sa famille et de ses amis, en plus de souffrir d’une rupture amoureuse. Il crée alors des liens avec ses voisins, tous plus loufoques les uns que les autres. Pour écrire cette pièce, Sylvestre a aussi puisé dans son expérience d’intervenant en toxicomanie pour certaines thématiques, dont l’interdit et la délinquance. Espérons pour l’auteur et le public que La Beauté du monde saura charmer sur scène autant que sur papier!

– Edith Paré-Roy