Dans le cadre du Festival International du film sur l’Art (FIFA), on nous présentait, le 27 mars dernier, un film d’Hannes Rossacher et Simon Witter intitulé Kraftwerk Pop Art : un documentaire très bien réalisé, dans lequel l’accent à été mis sur l’évolution de la carrière du groupe depuis ses débuts, entrevues et archives vidéos à l’appui. Le FIFA nous plongeait, jeudi soir passé, dans le mouvement Krautrock des années 1960, puis dans la vague hippie des années 1970, alors que Kraftwerk révolutionnait la pop à l’ère du numérique.

Le tout s’est déroulé à la Société des Arts Technologiques (SAT), sur le boulevard St-Laurent à Montréal, projeté en simultané sur six écrans géants. Kraftwerk Pop Art, documentaire allemand de 60 minutes, offrait plus qu’une projection; c’était une soirée débutant avec une petite réception, où les spectateurs pouvaient discuter, cocktails ou Knonenbourg blanche à la main, avec comme toile de fond la musique de Kraftwerk mixée par DJ Alex Ortiz (We are Wolves), DJ SoundShaper et DJ Mathieu Beauséjour.

Pourquoi un documentaire sur Kraftwerk dans cette programmation de la 32e édition du festival? Eh bien le FIFA et Evenko ont décidé de profiter du passage du groupe à Montréal le 30 mars prochain, au Métropolis. En effet, il est très intéressant de se pencher sur ce groupe de musique électronique légendaire, qui influence notre univers musical actuel, sans qu’on ne s’en rende nécessairement compte. J’ai justement appris, dans ce documentaire, que la pièce « Talk » de Coldplay comportait des mélodies hautement influencées par celles de « Computer Love », tirée de l’album Computer World (1981) de Kraftwerk. Faites le test; écoutez-les et vous comprendrez. Si vous ne connaissez pas bien Kraftwerk, je vous suggère aussi d’écouter « Neon Lights », sûrement la pièce maîtresse du dub techno.

Le Festival International du Film sur l’Art, société à but non lucratif vouée à la promotion et à la diffusion, nous en met plein la vue à chaque année; des programmations très diversifiées, mais surtout des présentations enrichissantes, instructives. Cette édition du festival, qui se déroulait du 20 au 30 mars 2014, est déjà derrière nous. Je suis heureuse d’encourager l’industrie cinématographique nationale et internationale en participant à des festivals de la sorte. J’espère que vous ferez de même l’an prochain, afin d’aider à augmenter la production annuelle de films sur l’art.

– Geneviève L’Heureux