Crédit photos : Mélissa Pelletier

Dire que l’excitation était à son comble au MTELUS dimanche soir serait un euphémisme. C’est que Karkwa et Patrick Watson allaient à nouveau unir leurs forces pour présenter le joli projet Karkwatson, « une idée de Jim Corcoran qu’on a trouvé bien bonne finalement ». Nous aussi. Retour sur une folle soirée.

Klaus

Avant de s’attaquer au plat principal, on a eu droit à une mise en bouche des plus pertinentes : Klaus. Le supergroupe, constitué de Joe Grass (Patrick Watson), François Lafontaine (Karkwa) et Samuel Joly, a lancé ses premières notes devant un public survolté. Tellement survolté qu’il a tout d’abord eu quelques difficultés à porter attention à ce qu’il se passait (de très beau) sur la scène. Mais à force de Blue Telephone, Fever et Can’t Turn Back, le trio a su tirer son épingle du jeu. Avec ses pièces éclatées, Klaus prouve que sortir des cadres, ça peut être sacrément payant. C’est sous les hurlements que Lafontaine – en feu, tout simplement – a lancé: « Merci à vous! Et merci à nos bands de nous avoir laissé jouer! »

Karkwa

Entracte, bière, et nous y voilà pour le retour de Karkwatson sur scène. Enfin, le premier spectacle depuis son incroyable passage au FME en Abitibi. Depuis la prestation de la formation au Festival en chanson de Petite-Vallée après une décennie de silence, on peut compter ses spectacles sur les doigts de la main. Pas étonnant que le public était presque en pâmoison avant même que la première note soit jouée!

Visiblement excités eux aussi, les musiciens – Louis-Jean Cormier, Stéphane Bergeron, Julien Sagot. François Lafontaine, Martin Lamontagne, Patrick Watson, Joe Grass, Robbie Kuster. Mishka Stein et Simon Angell – ont lancé le bal sous une tonne d’applaudissements avec le mashup de Close To Paradise et Le compteur. Un très fort début, qui nous a prouvé – si on en doutait – que les gars sont toujours en pleine possession de leurs moyens.

Entre les Dormir le jour, Hearts, L’acouphène et Marie tu pleures, Karkwa a livré la marchandise, et ce, même si quelques problèmes techniques ont poussé des spectateurs à grimacer. Qu’à cela ne tienne : les musiciens ont gardé le cap. Watson a même poussé la note jusqu’à imiter vocalement un des feedbacks, provoquant un fou rire dans la salle.

Karkwatson n’aurait pas pu terminer sans un rappel digne de ce nom. C’est avec 28 jours et Into Giants, notamment, que les spectateurs ont dû se faire à l’idée que cette soirée magique était sur le point de se terminer. Je vous l’avais déjà dit après le FME, « les musiciens de haut calibre nous ont fait vivre des moments d’une pure beauté. Bravo, bravo, bravo » C’est toujours aussi vrai. Chapeau!

Psssst. Karkwatson remontera sur la scène du MTELUS dès ce soir. Je ne peux que souhaiter une excellente soirée aux chanceux qui y seront. Vous allez tripper, c’est garanti.

Mélissa Pelletier

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