Malgré des gros noms tels que Brian Tyler et Louis-Jean Cormier, le Festiblues n’est pas parvenu à ratisser tout le public de Montréal. Samedi dernier, plusieurs curieux ont préféré la prestation de Ivy au Théâtre de Verdure situé au cœur du parc Lafontaine.

Pour l’occasion, l’instigateur du slam au Québec s’était entouré de huit musiciens,  dont un quatuor à cordes.  Afin de séduire le public, il lui a d’abord parlé de sa ville chérie, Montréal, pièce extraite de l’album Slamérica (2008).

C’est Paris si c’est par en haut, New York Ci-Ty par défaut. C’est Québec moins son château. Squatec plus le techno. C’est la Beauce moins les gâteaux. C’est la sauce moins les caillots ».

Il a ensuite interprété les pièces de son dernier album Hors des sentiers battus, dont la très engagée Apocalypso. Armé d’un maillet et de son tambour, il vociférait : « C’est l’apocalypse. So what? Watch yourself! » Un message rageant contre le ministre Harper et son désinvestissement en matière de changements climatiques.

Parmi les sujets qu’il préconise: la politique, les causes sociales, la langue française, mais aussi la simplicité et la légèreté, allant jusqu’à composer un ode aux mauvaises herbes.

En collaboration avec la Fondation du Dr Julien, Ivy a a réalisé le clip « L’Enfance – Contre les maux, trouve les mots! ».  Il s’agit d’un projet visant à soutenir la campagne de lancement de « Garage à musique », un programme de développement optimal pour les jeunes de 0 à 20 ans, provenant d’un milieu défavorisé. Sur scène, le petit Zéphir accompagnait Ivy. Devant son interprétation emplie d’authenticité, de pureté, il était bouleversant.

Pour conclure cet article, j’aimerais vous laisser avec cette fable de Lafontaine revisitée. À 7 ans, Ivy ne comprenait pas pourquoi la fourmi, sa voisine, refusait d’aider la cigale. « Ayant chanté tout l’été, elle se trouva fort dépourvue quand la brise fut venue ». Est-ce un crime faire de la musique? Ivy s’est donc amusé à inverser les rôles. Un bon punch!!!

– Edith Malo