Pour sa 25e édition, qui se tiendra du 22 novembre au 2 décembre, le festival de cinéma lesbien, gai, bi et trans promet près d’une centaine de films. Au programme, des histoires vécues (dont le portrait d’Audre Lorde, célèbre militante lesbienne et féministe), des courts métrages d’ici et d’ailleurs, ainsi que des longs métrages pour tous les goûts (histoires d’amour, drames, quêtes identitaires, comédies, etc.). Bye Bye Blondie, le dernier film très attendu de Virginie Despentes (auteure et réalisatrice de Baise moi), a fait salle comble au cinéma Beaubien le 24 novembre; une première pour Image + Nation, selon une organisatrice.

Mais un tel festival est-il toujours pertinent en 2012? « Le cinéma LBGT permet de montrer nos histoires vécues. Nous sommes les mieux placés pour décrire nos réalités, qui n’ont souvent rien à voir avec les clichés que l’on nous sert tous les jours à la télévision et dans le cinéma traditionnel », explique Charlie Boudreau, la présidente du festival. De plus, à son avis, malgré certains progrès en matière de droits pour les personnes LBGT, il reste du chemin à parcourir. « Nos histoires sont des instruments de changement social et contribuent à éroder graduellement l’homophobie ambiante », conclue-t-elle.

Pour la programmation complète : www.image-nation.org/2012/film.php.

– Edith Paré-Roy