Avec son nouvel album Everything Changes, le groupe sherbrookois Harvest Breed s’est payé un trip : le changement. « Parce que les changements ne sont possibles que lorsqu’on les provoque. » affirme Charles-Antoine Gosselin, chanteur et compositeur du groupe.

Cette transformation, qui rime avec une prise de conscience, se retrouve à plusieurs niveaux. Premièrement, le nom. De Jake and the Leprechauns, les six musiciens ont sauté le pas pour un nom qui les représente mieux : Harvest Breed. « En fait, notre premier nom était un peu une inside joke. On s’est dit qu’on était pas game de s’appeler comme ça, et on a tenu le défi. » Comme quoi les blagues de groupe devraient parfois demeurer intimes, puisque ce nom aux sonorités elfiques n’a pas toujours été bien accueilli. Et c’est définitif : le changement de nom ne veut pas signifier une métamorphose de leur style. « C’est une continuité. Ce premier album d’Harvest Breed pourrait tout aussi bien être le quatrième album de Jake and the Leprechauns. »

Avec le nom Harvest Breed, Philippe Custeau, Charles-Antoine Gosselin, Maxime Rouleau, Marc-André Gosselin, Sylvain Lussier et Simon Bergeron sont prêts à se lancer dans de nouveaux défis. Grâce à la plume de Philippe, la musique de Charles-Antoine et l’apport des autres membres du groupe, Harvest Breed offre un quatrième album très travaillé et réfléchi. Toujours avec l’aide de Mark Lawson (Arcade Fire), les gars se sont lancés dans un enregistrement qui s’inspire des années 1970. « On a fait ça à l’ancienne! Nous voulions un album qui donne le son le plus live et le plus pur possible, le plus proche de nous. » C’est loin des albums trop léchés et mille fois retouchés. En une prise, les musiciens ont donné tout ce qu’ils avaient Le seul ajout décelable : quelques notes de violons.

Et c’est quoi le son d’Harvest Breed? C’est doux, c’est planant. Un folk-rock indie qui s’écoute bien, partout. « J’ai parfois l’impression de composer de la musique de film. Philippe m’envoie les paroles et je greffe de la musique à ses mots. Je n’ai pas de ligne directrice, je crée comme ça vient. » avoue Charles-Antoine. Cette association de création entre Philippe et lui fonctionne, et c’est peut-être bien le seul point qui ne semble pas être sur le point de changer. « On a trouvé la formule gagnante! »

– Mélissa Pelletier

Un lancement avec prestation aura lieu Ô Patro Vys le 18 avril prochain à 17h.

www.harvestbreed.com