Après le succès de Junkyard/Paradis présenté la saison dernière, Mélanie Demers revient à la charge avec son énergie explosive et la toute nouvelle mouture de son labyrinthique Goodbye. Passant en revue les mille et une façons de se dire au revoir et les deuils qui peuplent nos jours, la chorégraphe poursuit ici ses réflexions sur la condition humaine dans une ode furieuse à l’amour et à la mort. 

Construit comme un implacable guide de l’adieu, Goodbye met en scène jusqu’à l’épuisement une série de petites morts savamment orchestrées. Dans cette accumulation de tableaux aussi désopilants que désarmants, rien n’importe plus que l’amour et la mort. Mélanie Demers et ses danseurs se jettent à corps perdus dans ce labyrinthe capricieux dont on ne sort pas indemne. Énergie brute et virtuosité émotionnelle, voilà le pari pris et tenu dans ce marathon d’adieux explosifs. Sur le grand échiquier de la vie, un combat est livré. Prenant le spectateur à partie, l’invitant à réagir sur le vif et à ajouter sa page à l’histoire, la chorégraphe malmène nos certitudes et prêche le faux pour embrasser le vrai et l’authentique. Cette affolante mise en abîme s’amuse des artifices de la représentation  et du petit théâtre surréaliste de la vie. Véritable kaléidoscope de corps et d’âmes agités,Goodbye sonde notre inexorable besoin de tomber pour mieux nous relever. Encore et encore. À la vie, à la mort.

Dans un monde qu’elle perçoit au bord du gouffre, Mélanie Demers considère le statut d’artiste comme un privilège et s’engage, entre politique et poésie, à occuper la scène avec des œuvres suscitant la réflexion. Depuis la fondation de sa compagnie Mayday en 2007, Mélanie Demers crée des œuvres qui résonnent autant comme des appels au secours que des invitations à la transformation. É́pris d’une grande liberté d’esprit et de préoccupations très contemporaines, ses spectacles connaissent un rayonnement international avec des présentations dans une trentaine de villes en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie.

Goodbye sera présenté du 20 au 22 mars à l’Usine C avant de s’envoler pour New York au festival Performance Mix.