Crédit photo : Daniel Robillard

Qui sont-ils? D’où viennent-ils? Que font-ils? Et que s’est-il passé à Saratoga pour marquer à ce point leur imaginaire? Chantal Archambault et Michel-Olivier Gasse jettent un faisceau de lumière sur ces questions.

Les Méconnus : Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique?
Chantal Archambault : La musique a toujours été présente dans ma vie. Que ce soit parmi mes amis ou dans ma famille, j’étais entourée de musiciens. Ça a aussi toujours été la forme d’art qui m’interpellait le plus. Je n’ai jamais pris de cours. Je suis autodidacte. J’ai découvert que j’avais un certain talent dans l’écriture et la composition à l’école seconddaire. J’ai gagné quelques concours d’écriture. Et depuis quelques années, je sens que les gens aiment ce que je propose.

Vous avez un projet professionnel chacun de votre côté, qu’est-ce qui vous a réuni tous les deux?
Chantal Archambault : Sur mon dernier disque, La romance des couteaux, Michel m’accompagnait à la contrebasse et à la basse. On a fait pas mal de route et de concerts ensemble, en trio ou en groupe. C’est à ce moment-là qu’on a formé notre duo. Je pense qu’on a toujours eu cette complicité et ça se ressent lorsque l’on marie nos voix. On a tout de suite compris que ça fonctionnait quand on a commencé à composer. On se devait de mener le projet plus loin.

Vous arrivez à marier vos différents projets professionnels?
Chantal Archambault : En ce moment, nos projets individuels sont mis sur pause. Le groupe de Michel, Caloon Saloon, a de très belles chansons. Ils n’ont malheureusement pas eu le retentissement qu’ils méritaient. Du coup, notre projet nous permet de mettre en lumière ce que Michel avait composé.

À quels groupes ou duos pourriez-vous vous comparer ? Ou lequel vous a le plus influencé?
Chantal Archambault : Notre approche à la musique assez accessible vient de l’amour profond que l’on porte au duo The Everly Brothers. Les deux frères marient leur voix sur des mélodies très simples. Michel et moi ne sommes pas des musiciens virtuoses. On fait des mélodies simples et on travaille surtout sur nos textes et nos harmonies. Je ne pense pas qu’on ait besoin de faire quelque chose de compliqué pour que ce soit aimé. On essaye de rendre la chose la plus simple, authentique et minimaliste que possible.

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D’où vous est venue l’idée de vous appeler Saratoga?
Chantal Archambault : On partait pour New York et sur la route on s’est arrêté dans une ville qui s’appelle Saratoga Springs. Cette soirée-là a été remplie de péripéties en tout genre. Et en fin de soirée, on s’est dit que cette nuit passée représentait qui nous étions et ce que nous avions déjà vécu dans le passé. La première chanson de notre EP raconte cette aventure. Deux voyageurs qui se rencontrent à Saratoga, dans un Motel. Le même motel où nous avons dormi d’ailleurs !

Quand avez-vous commencé à travailler sur votre EP?
Chantal Archambault : C’est très récent ! À Noël on n’avait encore aucun morceau. Bien sûr on travaillait sur des choses, mais rien de vraiment établi. En mars, on a présenté notre matériel pour la première fois, puis donné trois autres concerts. Pour pratiquer et perfectionner nos chansons. On a ensuite décidé d’enregistrer, car personne ne connaissait le projet Saratoga. On nous connaissait individuellement. Les bars nous programmaient sans savoir ce que le duo jouait. Il fallait absolument enregistrer pour que les gens comprennent ce que nous faisions.

Le titre On Est Pas Du Monde, ça parle de quoi exactement?
Michel-Olivier Gasse : Je ne sais pas d’où m’est venu cette idée-là. Je voulais raconter l’histoire d’un couple qui ne se voit jamais, mais qui arrive à rallumer l’étincelle, ce je-ne-sais-quoi, malgré cette absence. Et cette petite chose fait en sorte que les retrouvailles sont toujours plus chaleureuses. Avec ce texte, j’ai essayé d’exprimer l’idée du désir dans l’absence et de la volonté de se retrouver au bon moment.

Vous avez hâte de jouer le 20 juin au Pub Rickard’s à Montréal?    
Michel-Olivier Gasse et Chantal Archambault : C’est sûr qu’on a hâte ! (rires) Le lieu est vraiment l’fun. Et jouer aux Francofolies après quelques mois à peine d’existence, c’est vraiment une belle chance. On a très très hâte.

Propos recueillis par Cloé Arrault

PROCHAINS SPECTACLES
FrancoFolies de Montréal
Samedi 20 juin, 17 h; Pub Rickard’s GRATUIT