Photo : Olivier Dénommée

Les Francos de Montréal présentent chaque année des dizaines et des dizaines de spectacles mémorables, autant en salle que sur les scènes extérieures. Il suffit de chercher un peu et on en trouvera assez facilement quelques-uns. Samedi, on est un peu gênés de dire que la performance de Clement Jacques sur la scène Hydro-Québec samedi à 20h, entrait plutôt dans la triste catégorie des moments à oublier de cette trentième édition.

Pour l’occasion, l’auteur-compositeur-interprète était venu avec trois autres musiciens, mais n’avait pas jugé bon d’enlever ses lunettes soleil malgré l’heure avancée, juste avant qu’il commence à faire noir. Il a enchaîné quelques bonnes chansons, mais a sérieusement peiné à connecter avec son public plutôt dispersé. Le malaise a vraiment commencé lorsqu’il a imploré aux personnes présentes de l’aider pour se mettre dedans, chose qu’il a fait à plusieurs reprises en leur demandant d’applaudir et de faire du bruit. Il a toutefois eu droit à une réponse assez tiède, ce qui n’a évidemment pas aidé à la suite…

Comme si ce n’était pas assez, Clement Jacques s’est mis à faire un peu n’importe quoi, allant de chanter à peu près les paroles d’un cover de Roch Voisine pour aller vers une de ses propres chansons, à demander le temps qu’il lui restait entre presque chaque chanson après 30 minutes, n’ayant même pas prévu assez de matériel pour remplir une petite heure. Pour combler le vide, il a même joué Take Me Home, Country Roads de John Denver, un succès que tout le monde connaît, oui, mais qui n’avait certainement pas sa place aux Francos.

Photo : Olivier Dénommée

À vue d’œil, on pouvait deviner que le public n’était pas composé de fans inconditionnels, sauf peut-être quelques irréductibles au devant de la scène. La plupart des spectateurs étaient simplement curieux, et plusieurs ont probablement été déçus par l’attitude d’un musicien qui est pourtant loin d’être un nouveau venu. C’est dommage, pour le public qui aurait mérité mieux, pour l’artiste qui laissera derrière lui un arrière-goût amer (même s’il a depuis publié sur sa page Facebook « MERCI @francosmtl Hier on a trippé fort sur votre stage ») et pour tous les autres artistes qui auraient tout fait pour avoir une invitation aux Francos à sa place.

Sans rancune Clement, mais tu n’as vraiment pas livré la marchandise samedi!

Suivez notre couverture tout au long du festival.

– Olivier Dénommée

Les Francos de Montréal, du 8 au 17 juin 2018. Pour toutes les informations, c’est ici.

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