Crédit photo : Yannick Grandmont

Dans le cadre du FME, trois des membres du groupe Duchess Says, Annie-Claude, Simon et Philippe nous ont accordé une entrevue dans la ruelle derrière le petit théâtre de Rouyn-Noranda où se tiendra leur concert ce soir à 21h45. Depuis 2003, Duchess Says rassemble les foules autour de l’Église de la perruche dans le but de s’extasier tous ensemble dans la musique et la performance scénique.

Tiphaine : J’aimerais que vous me parliez du concept de l’Église de la Perruche (Church of Budgerigars). Pourquoi avoir choisi cet animal comme totem?

Annie-Claude : En fait, la perruche c’est la base de notre inspiration. J’avais trouvé des genres de papiers chez ma grand-mère, et l’un de vous deux (Simon et Philippe) a eu l’idée de reprendre ça pour développer l’Église qui existait déjà et ça nous a inspiré à faire un band, et en le partageant avec d’autres gens ça nous a aussi inspiré.

Simon : On pensait que l’Église était morte, mais en cherchant on a trouvé que ça existait toujours au Canada.

A.C. : C’est quand même un peu abstrait, mais quand tu vois la perruche tu comprends c’est quoi la vibe, après ça inspire ou ça inspire pas. On fait des rencontres parce qu’on a le goût de rassembler les gens. Duchess Says c’est un peu prétexte au rassemblement. On donne le message de la duchesse, on est là pour ça.

 T. : Comment définissez-vous votre musique? J’ai entendu parler du Moog rock, mais c’est quoi exactement?

Philippe : C’est du rock, mais avec claviers, ça vient de Six Fingers Satellite qui nous a beaucoup influencés musicalement et qui nous représente très bien.

S. : C’est vague et précis en même temps, tu vois les deux mots ensemble et tu t’imagines tout de suite quelque chose, mais en même temps ça peut être plein de choses.

A.C. : Quand j’avais lu ça, j’ai vraiment pensé « c’est ça », c’est la plus grande influence de notre band, on a même repris deux tounes.

S. : Le groupe Devo c’est vraiment un bon exemple de Moog rock.

T. : On vous compare souvent à Crystal Castles, vous en pensez quoi?

A.C. : Il y a de l’électronique pis y’a une fille qui chante. Déjà en partant je suis sûre que si j’étais un gars ça serait pas la même chose à l’esprit du monde.

S. : je pense que l’intention n’est pas du tout la même.

T. : Vous êtes connus pour vos shows explosifs, comment considérez-vous l’art de la performance?

A.C. : C’est vraiment relatif à chaque personne. Moi en fait, ce que je préfère, c’est quand les gens s’impliquent, je trouve que ça change tout. Juste de jouer des tounes, les sentir, ok, mais c’est vraiment le côté de créer quelque chose de particulier qui nous intéresse, c’est quand les gens s’impliquent pour créer quelque chose ensemble. La performance scénique c’est comme un genre de communion, de communication.

P. : C’est comme une équipe de hockey.

S. : À partir du moment où ça commence, on rentre un peu en transe.

A.C. : Ça peut être n’importe quoi, ou ça peut être vraiment super simple, ça dépend de l’interaction, entre autres, et des problèmes techniques (hahaha).

T. : Si vous aviez un groupe émergeant à suivre, ça serait lequel?

A.C. : J’en ai un! Mick Futures.

P. : C’est un groupe punk de Sudbury en Ontario

A.C. : On a joué avec eux il y a deux semaines, parce qu’on a un autre projet qui s’appelle Py Py et ils sont vraiment dans nos goûts.

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En attendant le prochain album de Duchess Says, vous pouvez écouter la chanson Chemistry issue de leur collaboration avec groupe belge Le Prince Harry.

Tiphaine Delahaye