Gigue et poésie ne sont pas habituellement des mots que l’on associerait ensemble, mais voilà quand même ce que nous as proposé dernièrement le Festival International de Littérature avec Rapaillé. En effet, la troupe Zogma y a présenté un spectacle de danse, où gigue, violon, danse contemporaine, chorégraphie rythmée et les mots de Gaston Miron, figure de proue de la poésie et de la littérature québécoise, se retrouvèrent, le temps d’une soirée, tous sur la même scène.

Présenté en six tableaux, déclinant tour à tour les saisons, le spectacle dynamique et interprété par des artistes maîtrisant clairement leur art, utilisait comme trame sonore le talent de la violoniste Marie-Pierre Lecault et les mots de Miron, interprétés par Pierre Lebeau. Le tout donne un spectacle festif (particulièrement pour ceux, qui, comme moi, on rarement eu l’occasion de voir la gigue dans un contexte réfléchi et artistique), avec quelques longueurs, mais dont la pertinence est somme toutes claire.

Mais plus que tout, on en sort avec le profond désir de ressortir notre copie de L’homme rapaillé et d’en dévorer encore une fois les pages.

– Marie-Paul Ayotte