La 31ème édition du Festival International du Film sur l’Art prend fin aujourd’hui. Du 14 au 24 mars, plus de 248 films de 28 pays ont été présentés dans diverses salles de cinémas ou de musées montréalais. Le festival a encore poursuivi cette année son développement artistique en couvrant plusieurs disciplines. Presque tous les arts ont été représentés (arts visuels, danse, théâtre, musique, design, architecture, mode, etc) et ont eu un rayonnement dans les films d’arts innovateurs.

Point intéressant du festival : les événements spéciaux du festival permettent les échanger entre les réalisateurs, les artistes et le public afin de mieux saisir le processus de création – production. Les films présentés montrent soit un style documentaire (l’artiste et son parcours), soit une œuvre et son histoire, ou bien la création d’un film d’art en lui-même. La recherche et la découverte de nouvelles pratiques d’artistes moins connus ou provenant de d’autres pays, qui ont contribué au développement de l’art à une époque précise, nous fait découvrir plus de perspectives ou possibilités à chaque année!

Le film Virtuosi de Sue Healey, par exemple, nous fait voir la danse comme un art à part entière, en survolant l’espace créatif de chaque danseur avec son expertise et ses voyages, son mode de vie et son impulsion de vie…Pour sa part, la vidéodanse Gravity of Center de la compagnie RUBBERBANDance du Canada est une œuvre créée pour l’écran, utilisant divers lieux in situ pour faire évoluer l’œuvre chorégraphique explorant le centre de gravité en solo et en groupe. Le film Momentum de Boris Seewald reflète quant à lui les débuts d’un jeune danseur exprimant sa passion dans un lieu qui se construit au fur et à mesure par des images photos au mur, puis des projections vibrant au fil des mouvements rythmiques. Une expression authentique et brute de l’art.

Autres survols : le film Les 4 saisons d’Antoine de Philippe Béziat (France) est une création unifiant l’art visuel et la musique. Belle œuvre qui touche aux quatre saisons de la vie d’un jeune garçon reliée aux saisons de la nature, ainsi qu’à la musique des Quatre saisons de Vivaldi. Nous percevons chaque image évoquant les saisons évoluer dans l’histoire du livre du jeune homme au travers la musique, la rythmique et les musiciens jouant du violon sur scène. Vraiment réussi pour unifier l’art visuel et la musique de manière unique et jamais vue auparavant!

Le film Drowning in colour, the Art of Wayne Boucher est un documentaire sur l’artiste peintre Canadien au parcours spirituel, où l’on voit sa nouvelle approche de la peinture à chaque étape de sa vie. Nous suivons son évolution personnelle jusqu’au développement d’une communauté d’artistes grâce à la création du réseautage Arts Council de la Nouvelle-Écosse…donc un artiste connu dans sa région, mais méconnu du reste du pays.

Voilà une des joies et bienfaits du FIFA sur les horizons artistiques moins connus du grand public. Les films présentés ont l’occasion de nous faire vivre une expérience riche en couleurs, en images et en musiques provenant de plusieurs pays. Venez donc voir à chaque année les nouveaux films de créateurs inspirés, qui nous offrent un moment de fraîcheur en dehors des grands lieux commerciaux où l’art est plus ou moins en vue habituellement!

– Violaine Morinville