Le Festival des films du monde qui a lieu du 23 août au 3 septembre 2012 à Montréal offre une vue internationale sur divers films en provenance de plusieurs pays. Les festivaliers ont l’occasion de découvrir de nouveaux créateurs tout en se ressourçant sur une variété de sujets selon ses intérêts.

Notre regard s’illumine en passant du cinéma plein air dans le Quartier des Spectacles jusqu’aux cinémas Montréalais. Une programmation éclectique se complète des films en compétition mondiale, des documentaires du monde, des films Hommages, des Regards sur les cinémas du monde, d’autres films Hors concours jusqu’à présenter des courts métrages de la relève via le Festival du Film Étudiant….les essais de cette catégorie proposent divers procédés de création.

Peu de films d’arts sont au menu, mais quelques-uns sont au rendez-vous avec entre autre L’Artiste,  Gerry , le Cygne Noir au cinéma belle étoile Loto-Québec, puis le volet Retour sur une année de succès à l’Espace Culturel G-E Lapalme de la Place des Arts ainsi que les Musiques de films sur la scène Air Canada. Un film particulier mérite qu’on y porte notre attention, car il nous fait découvrir le processus créateur sous divers angles: De Rien, Quelque Chose.

Le film De Rien, Quelque Chose, un documentaire réalisé par Tim Cawley (USA), nous fait voyager au cœur de la création. Les témoignages de plusieurs artistes provenant de disciplines variées nous conscientisent sur le phénomène de la création à partir du point initial jusqu’à la réalisation de l’œuvre. Nous y voyons le spectre des pratiques : arts visuels, danse, cinéma d’animation, architecture, mode, recherche scientifique, etc. Le documentaire nous fait voir comment la création émerge du néant, de la page blanche, de l’inspiration première en se dirigeant peu à peu vers la réalisation, selon l’approche unique de chacun de ces artistes. Un sujet riche et esthétiquement bien délivré en images cinématographiques. La combinaison des témoignages et des images en survolant chaque art nous interpelle en éveillant nos sens. Le rythme du film est quelque peu rapide entre tous ces artistes qui nous livrent leurs passions, mais combien de pistes et de visions artistiques intéressantes à contempler…Les propos de ces artistes nous rassurent sur la possibilité de vivre de son art tout en accomplissant son talent particulier, à l’écoute de son intuition et en étant fidèle à soi-même!

Encore quelques jours pour découvrir de nouveaux films internationaux et pour aller se ressourcer en visionnant un film de son choix…Une vision du monde se déploie à Montréal par l’intermédiaire du film au FFM 2012.

– Violaine Morinville