Crédit photos : Fanny Latour-Lambert

Interview-St-Laurent

Arthur, Sébastien, Clément, Antoine, Raphaël – respectivement chanteur-réciteur, deux guitaristes, bassiste et batteur de ce groupe au nom qui-de-quoi-comment : Feu! Chatterton. Qu’est-ce qu’on leur a seriné une demande d’explication sur leur nom! Mais j’allais quand même pas faire pareil, même si sortir un disque, c’est affronter les permutations infinies d’une poignée de questions. Le jour même de la sortie numérique de leur premier album, Ici le jour (a tout enseveli), et un an après un minialbum éponyme de quatre titres, l’Arthur rimbaldien, responsable des textes et porte-parole ex-æquo volubile et sympathique du quintet, se prête au jeu de l’interview (et reçoit en prime un crash-course météo sur les saisons au Québec), malgré une fatigue héritée d’une longue fête nocturne bien arrosée et amplement méritée.

 

Raconter des choses pérennes

Jean : Au début 2015, lorsqu’on vous a présenté pour la première fois, ce fut ainsi : voilà un groupe de « rock érudit ». Savez-vous d’où vient l’idée d’employer ce terme, et puis en quoi trouvez-vous qu’il définit Feu! Chatterton?
Arthur : Peut-être ça vient du fait que les textes sont assez inspirés de littérature, sont assez écrits, alors j’imagine que c’est pour ça que ça a donné cette association de rock et d’érudition. Mais nous quand on fait de la musique, on n’a pas l’impression d’être particulièrement savants, (rires) on essaye de partager ensemble une énergie honnête. C’est un peu pareil dans l’écriture. Ça s’inspire un peu de moments du quotidien, ensuite un peu fantasmés, mais c’est plutôt trouvé dans la rue que dans la bibliothèque.

De prime abord, quand on écoute les chansons de ce jeune groupe, on est frappé par l’aspect impérissable des textes. On vous voit très bien chanter la grande majorité de vos compositions dans dix, vingt-cinq ou quarante ans sans perdre de crédibilité à le faire. Comme une de vos références d’ailleurs, Neil Young, peut très bien refaire Old Man aujourd’hui sans avoir à en rougir. En êtes-vous conscient, de cette écriture adulte et non paternaliste qui fait que, comme disait Lou Reed, le rock n’est pas à l’usage exclusif des ados révoltés?
C’est un très beau compliment, parce que c’est quand même comme ça qu’on essaye de faire notre musique. Quand on le fait, c’est vrai qu’on a pour rêve, pour espoir que ça dure. On essaye de faire en sorte qu’une chanson vieillisse bien. C’est pour ça que c’est très long avant de considérer qu’elle est terminée, qu’on y revient beaucoup, on précise, on enlève… Parce qu’on a cette peur-là, que ça soit anecdotique. Et d’ailleurs c’est pour ça que j’aime beaucoup les rappeurs d’aujourd’hui, parce qu’ils sont à l’opposé de ça, je les trouve très courageux de dire des choses qui, parce qu’elles sont vachement inspirées d’une actualité très chaude, avec beaucoup de name-dropping de personnalités qui vont pas forcément durer, se risquent à produire des chansons qui s’inscrivent dans un temps très court. Mais moi, ça m’inquiète (rires) quand je fais une chanson, j’ai très peur de ça, qu’elle vieillisse vite. Alors je suis très admiratif de ceux qui s’en inquiètent pas. Quand j’écris, j’essaye souvent de raconter des choses qui sont pérennes, qui sont durables, parler de grands sentiments simples, de grands mouvements du cœur ou de l’esprit. Peut-être que c’est des choses qui vieillissent bien, on verra.

COVER-ALBUM-ICI LE JOUR (A TOUT ENSEVELI)

Du EP au LP

La Malinche et Côte Concorde figuraient déjà sur votre minialbum de quatre titres paru [en septembre 2014]. Pour le premier titre, vous avez carrément remis la même version sur l’album, tandis que pour Côte Concorde, on peut déjà dénoter un prolongement du finale, un instrumental presque bruitiste. Le but était-il d’éviter le choc brutal de la prochaine plage, comme ce fut le cas dans le EP, où justement La Malinche suivait de très près le Côte Concorde, ou y avait-il un autre but?
Alors ç’a été plus accidentel, mais c’est vrai que ç’a été fait comme ça aussi pour cette raison. Sur le EP, on trouvait ça bien qu’en ayant que quatre titres, d’avoir cette rupture; on ouvre avec un quelque chose de calme, ensuite paf! on en sort tout de suite. Mais sur l’album, on tenait vraiment à ce qu’il y ait un rythme, un fil… comme une promenade, du début à la fin du disque – qui d’ailleurs commence par les mots « au matin » et finit par « où est-ce que tout ça finit ». Et ça, c’était très important pour nous, ce rythme. Et comme on tenait aussi à remettre Côte Concorde et La Malinche dans cet album, pour qu’il y ait une continuité avec le EP, avec le rythme qu’on était en train de trouver, on pouvait pas faire cette même succession. Et en fait, la fin de Côte Concorde, ç’a été enregistré avec la plage d’après. C’est-à-dire que ce qu’on croit être la fin du Côte Concorde, puisqu’on l’a mise sur la même piste, est en fait le début de Pont marie. Et donc, c’est en effet pour ces histoires de rythme-là. Il y a un moment au milieu du disque où on commence un peu à dérégler. Moi personnellement, quand on en est venu à faire ce tracklisting, en écoutant, je me suis dit : « Tiens, c’est exactement à ce moment-là du disque que je peux divaguer plus librement », sans faire forcément attention au texte, je me laisse porter.

Justement, vous avez évoqué des luttes pour le choix définitif des chansons à paraître sur Ici le jour. Est-ce que ces débats n’impliquaient que les cinq membres du groupe, ou aviez-vous à négocier avec la gérance, la compagnie de disque ou autre tiers parti?
C’est nous qui décidons, mais on fait confiance à nos partenaires, parfois ils ont plus de recul que nous, parce que quand on est dans la création, on ne voit pas très bien. Alors on a consulté nos managers, notre chef de projet chez Barclay, des directeurs artistiques, pour avoir leurs conseils en fait. Ce tracklisting, c’est nous qui l’avons défendu, et qui l’avons choisi. Par exemple, quand on fait le disque, y’a un réflexe un peu mauvais qui donne envie d’être trop bavard. En fait, ça fait toujours mal au cœur, les chansons on les aime bien, mais pour des raisons de rythmes, de puissance, de précision, on doit bien se rendre à l’évidence qu’elles ont pas leur place sur le disque. C’est toujours un moment douloureux. Et c’est pour ça que c’est pas mal d’avoir des partenaires, des conseillers qui vont nous dire : « Attention les gars, là, c’est peut-être un peu bavard. » Et au début on dit : « Ah! J’ai envie de tout montrer, j’ai envie de tout mettre », et finalement on est très satisfait de cette concentration parce que l’album est déjà très dense. Non, c’est entre nous surtout qu’il y a eu des discussions. Genre : « Mets tout Bic médium ! », et un autre : « Non, tu vois bien que si tu mets ça, l’écoute est fatigante à la longue ! ». Et comme pour nous c’était très important de concevoir l’album pas comme une succession de chansons que tu écoutes une par une, mais comme un vrai voyage. Alors il fallait qu’on puisse l’écouter du début à la fin sans en sortir, sans fatiguer.

 

Un morceau qui nous accompagne depuis le début

Parlant de Bic médium, justement, ça me fait penser au projet des Doors, The Celebration of the Lizard, qu’ils ont joué à quelques reprises lors de spectacles, mais dont un seul élément, la chanson Not To Touch The Earth, s’était retrouvé sur leur 3e album. Pour vous, c’est Les Camélias, la dernière partie de votre pièce-fleuve Bic médium, celle-ci vous l’avez faite dans son intégralité en concert, et ça dure une bonne douzaine de minutes.
Oui, quinze minutes presque. Nous on adore Bic médium, dans le groupe. Pour nous, c’est un moment très fort quand on joue ensemble. C’est un morceau qui nous accompagne depuis le début, qu’on a fait évoluer, qu’on a précisé. Et donc, ç’a été une vraie question : est-ce qu’on met tout Bic médium à la fin du disque? Et pour une raison simple, on l’a pas fait, c’est que nous-mêmes en écoutant l’album, arrivé à Bic médium, y’a un moment où on s’est dit : c’est trop, c’est fatiguant. Ça met pas en valeur cette pièce-là, et c’est dommage, et en plus, ça finit l’album sur une note épuisante. Alors on a trouvé quelques artifices, quelques subterfuges. Par exemple, le vinyle, qui sera un gatefold, un double, eh bien la face B du deuxième disque aura Bic médium en entier.

Ah oui? Wow!
Ouais, là on a décidé de pas être avare. (rires) Peut-être qu’on va nous le reprocher, mais c’était important pour nous, parce qu’un vinyle, c’est une autre pièce, c’est autre chose, on doit retourner les faces. Si tu veux pas écouter Bic médium, tu t’arrêtes à la face A du vinyle 2. Et si tu te sens d’en écouter plus, tu retournes la face, ça fait une pause, et c’est parti pour 15 minutes. Et puis l’idée que, du coup, la fin de l’album, y’aura deux fois Les Camélias, on aime bien, parce que ça fait penser aux impressions de déjà-vu, une sorte d’écho, c’est un peu vertigineux, ça arrive dans les films.

 

À Montréal pour jouer nos petites chansons

Lors de votre passage aux Francofolies de Montréal en juin dernier, particulièrement après le show extérieur, j’ai discuté dans la foule avec des spectacteurs. Et ce qui a impressionné les gens, c’est vraiment la chanson Côte Concorde, nombreux sont ceux qui lui reconnaissent déjà un caractère classique, et il est tout à fait logique qu’elle se retrouve sur Ici le jour (a tout enseveli), il faut que le plus de gens l’entendent…
(visiblement ému) Je suis content d’entendre ça, parce c’est vrai qu’on se demande toujours si il faut remettre des titres du EP sur l’album, parce qu’il y a des gens qui le connaissent déjà, et puis on s’est dit que c’était important pour nous parce que c’est aussi une pièce qui compte vraiment pour nous, sur scène et sur disque, parce que nous trouvons que c’est l’un des titres qu’on a porté le plus loin dans l’émotion, dans le jeu entre la musique et le texte, et puis il y a une simplicité, une force, et on tenait vraiment à ce qu’il soit sur l’album aussi.

Comment vous êtes-vous retrouvés aux Francofolies de Montréal?
Pour nous c’était incroyable, ça allait très vite, on a sorti le EP en septembre et l’été d’après, on nous payait des billets d’avion pour aller jouer chez vous, c’était vraiment fou. On est de l’autre côté de l’océan grâce à notre musique, et c’est l’une des premières fois vraiment où tu te rends compte que ce que tu fais est un privilège dingue. T’appelles ta famille et tu leur dis : « Regardez, je suis à Montréal pour jouer mes petites chansons ». Mais on sait pas trop comment ça s’est fait.

 

Propager la beauté

Au cours de votre prestation au Métropolis de Montréal lors de l’événement avec Grand Blanc et Fauve en juin dernier, vous avez interprété O Marie de Daniel Lanois. Vous l’aviez auparavant interprétée avec Bertrand Belin à Monte Le Son (merci YouTube…). Ce choix vient-il de vous ou de Belin?
C’est Belin qui nous l’a fait découvrir, mais par chance, elle a tout de suite résonné en nous, et on a l’impression maintenant qu’on aurait très bien pu la choisir aussi. C’est un blues de paysan et ça nous touche vraiment. Une sorte d’ange de la désolation qui raconte des comptines… Ce qui est très beau dans O Marie, c’est que c’est à la fois très naïf, très pur et en même temps très dur, très grave. Y’a ça dans un tas de belles chansons qu’on aime, un tas de livres aussi, d’auteurs comme [John] Fante ou Steinbeck, où il y a une grande pudeur, une grande simplicité, mais qui laisse entrevoir un vécu très lourd et pas évident.

C’est toujours drôle d’entendre des Français sacrer, parce que dans le refrain vous chantez « On travaille au tabac, hostie ». Vous connaissiez ce sacre?
(rires) Oui, on nous l’a expliqué. Même nous, ça nous faisait vraiment rire. Mais sinon, souvent l’exercice de la reprise est délicat, parce que soit la chanson originale est si belle qu’on ne va rien y apporter d’intéressant, soit elle est pas super et on sait pas ce qu’on peut y faire du tout. Notre critère est de mettre en lumière une chanson qu’on trouve très belle et qui n’est pas très connue. Par exemple, on a fait une reprise de Je t’ai toujours aimé, une chanson d’un groupe belge qui s’appelle Polyphonic Size.

Oui, je connais.
On s’est permis de faire cette reprise, parce qu’on trouvait la chanson super, mais qu’elle était modestement connue. Alors si on met un éclairage sur nous, ça nous permet aussi de présenter aux gens des belles choses. Parce que c’est ça qui compte à la fin, d’essayer de propager la beauté, qu’elle soit de nous ou d’un autre.

Et justement, vous vous l’êtes appropriée pour en faire du Feu! Chatterton, et c’est la même chose pour Concrete Jungle de Bob Marley que vous avez reprise [traduite en français, par-dessus le marché, sous le titre de Jungle d’asphalte – NDR] lors d’un spectacle de… salon, si j’ose dire.
(rires) Oui, c’était d’ailleurs dans mon salon, qui à l’époque était encore vide.

 

Enregistrer en Suède, ja

Alors, y’a plus de cave toxique [sous-sol mal aéré et infesté de champignons où le groupe a répété pendant presqu’un an – NDR], c’est fini? Vous êtes rendus en Suède pour enregister?
(rires) Non, [la cave] a été envahie par une faune et une flore inhospitalières. (rires) On peut plus y accéder. On a laissé une batterie électronique là-dedans… elle a été mangée par la nature. (rires)

Et pourquoi la Suède?
On voulait s’éloigner de Paris pour enregistrer, parce qu’on vient de Paris et on y habite. Et on pensait que pour faire un bon disque, il fallait qu’on s’isole vraiment, pour se mettre dans une concentration particulière. Parce qu’en réalité, on est comme tout le monde, on est assez discrets et on est happés vite par le quotidien, la famille, les amis. Il fallait qu’on sorte de tout ça. Et on serait allé n’importe où, mais Samy Osta, qui réalise le disque et qui a aussi réalisé notre EP, nous a dit : « On pourrait aller en Suède, car je sais qu’il y a un studio avec une console particulière qui date des années ’70 et sur laquelle je rêve de travailler. » Et en plus de ça, le studio étant dans une zone industrielle de Göteborg [grande ville portuaire sur la côte ouest de la Suède – NDR], coûte beaucoup moins cher qu’à Paris. Et à Paris, tout le monde y enregistre, donc c’est un peu comme le prix du loyer au mètre carré. (rires) Et donc ça nous permettait à la fois de travailler sur une console qui donnait beaucoup envie au réalisateur du disque, nous, de partir loin de Paris et en plus de rester plus longtemps en studio parce la journée coûtait moins cher. Et c’est un luxe, parce qu’on est resté une vingtaine de jours ce qui est vraiment beaucoup, et isolés dans ce studio où on dormait à l’intérieur parce qu’il y avait des sortes de petites cabines de bateau sans fenêtre. On était pour le coup vraiment isolés, à la limite parfois de la folie. On était six dans un monde fou. Ça nous a permis d’essayer beaucoup de claviers, d’expérimenter encore. Ce qui d’habitude est difficile en studio parce qu’il a de la pression avec le temps qui passe, il faut enregistrer l’album et on n’a pas beaucoup de temps. Et là, on s’est quand même permis quelques moments de recherche, d’expérimentation, d’improvisation. Et ça fait du bien je trouve, de garder ça à l’esprit même en studio quand on enregistre un disque, parce que le disque est le reflet de ce moment-là, parce si ce moment est trop appliqué, trop sérieux, il manque peut-être quelque chose dans le disque.

 

En tournée pour voir si on est à la hauteur

Vous amorcez dès demain une série de spectacles pour le prochain mois et demi sur le territoire français. La notoriété y est florissante pour vous, en France, non?
Oui, c’est vrai, ça s’est fait beaucoup par la scène. Parce que l’année dernière, on a fait une soixantaine de concerts en France, dans des petits bars, des petites salles, et c’était très important pour nous parce que comme l’attention des médias avait été grande, on voulait bien montrer que ce qui comptait pour nous c’était d’abord de partager ça avec le public. Alors on se demandait si le public était au rendez-vous. Et on est allé dans plusieurs villes de France. Et par chance, les gens étaient là. Et de plus en plus là, ce qui fait chaud au cœur. Là aujourd’hui, on a sorti notre premier album, alors comme tout le monde, on est un peu vaniteux, on regarde le classement iTunes (rires). Là, les salles sont plus grandes. Et la scène, c’est bien pour ça : voir si on est à la hauteur de tout ça. Demain [samedi 17 octobre], on sera en Belgique, ensuite le Trianon à Paris et ensuite, partout en France. C’est vraiment ce qu’y a de plus clair qu’on partage, c’est la grande chance des musiciens.

Avez-vous des plans pour le Québec?
Oui, je crois qu’il y a des plans dans le tuyau, mais faudra être patient, car ce ne sera pas avant cet été [2016]. On espère fort revenir cet été, car c’est un beau souvenir.

Feu1 @Fanny Latour Lambert

Et maintenant, la météo

Sinon, si vous êtes trop fébriles, y’a aussi des festivals l’hiver ici : Montréal en lumières en février, par exemple.
(rires) Oui… c’est parce qu’on aime le confort… (rires) Mais pour les tournées, je ne regarde pas trop à l’avance, ce qu’on fait, c’est le tourneur qui règle tout ça. Mais j’aimerais bien un jour relever le défi, et de voir comment vous vivez l’hiver, parce que la rumeur dit que c’est vraiment dur (rires). Tout le monde est impressionné par votre résistance au froid.

Non, quand on est né ici, c’est différent. C’est le défi de l’immigrant en fait.
(rires) J’adore ça! Ce sont des Français qui y sont allés et qui nous disent : « Non, n’y va surtout pas en hiver! » (rires)

Non-non, au contraire, ceux qui restent méritent de rester; les autres peuvent retourner en France s’ils veulent.
(rires) En plus, c’est ce qui est le plus séduisant, le plus énigmatique. Pour nous ici, quand on imagine le Québec, on pense surtout à ça, et ç’a l’air beau, à ce moment-là je veux dire, le froid, l’hiver, la neige, tout ça. Je sais pas si je serais prêt à supporter par contre (rires). Ça donne envie en tout cas.

Mais il y a vraiment quatre saisons ici : un très grand froid, un très grand chaud…
Eh oui, votre été, il fait hyper chaud, ç’a été surprenant pour nous, je m’attendais pas à ça.

Il a fait même plus chaud qu’en juin, lors de votre venue. La vraie chaleur est finalement arrivée au mois d’août, qui n’était pas très doux.
(rires) Et l’automne alors?

Ah là, c’est le festival des couleurs, les feuilles changent de couleurs dans les arbres et tombent sur le sol.
Ah, ça doit être incroyable…

Ah oui, c’est très beau, faudrait passer aussi à ce moment-là. Alors je vous laisse, et merdre pour vos spectacles.
Je prends. Et peut-être à bientôt.

– Propos recueillis par Jean Lavernec

Feu! Chatteron – Ici le jour (a tout enseveli).
Disponible en format numérique depuis le 16 octobre. Sortie physique (CD simple et vinyle double) le 23 octobre.