Il faisait bien beau samedi dernier. Quoi de ne mieux pour fêter ce rare soleil que de se pointer à Salaberry-de-Valleyfield, pour le dernier jour du Festival Artefact? Ni une ni deux, lunettes de soleil et crème solaire en poche, je me suis tapée l’heure de route pour me rendre dans cette sympathique ville.

Arrivée vers 18h au Parc Delpha-Sauvé, où s’est tenu cette année la troisième édition du 19 au 21 juin. Pour cette journée de clôture, on a eu droit à de la vraie bonne musique. Aucune fausse note. Du talent en masse, bref.

Ça a débuté avec Amantani, groupe rock qui a su lancer le party malgré la foule plutôt clairsemée. Il faut dire qu’à l’arrivée, les gens avaient plus tendance à aller fouiner dans les stands d’artisans qu’à aller directement voir le show.

La formation a été suivie par Crabe, qui nous a servi son puissant rock garage entre deux-trois blagues. Ça a suffit à confirmer que l’ambiance était à la détente. Le public, entre bières, grillades et nachos, s’est posé sur l’herbe et sur les gradins pour écouter attentivement les musiciens en pleine possession de leurs moyens.

Un tour de chant et un petit entracte plus tard, c’est Folly & The Hunter, un band définitivement plus zen qui est monté sur scène. Folk planant qui rappelle Half Moon Run (dont il a d’ailleurs assuré la première partie), attitude sympathique et promesse d’un album à sortir à l’automne: mission accomplie, public conquis!

C’est ensuite El Motor qui a pris la scène d’assaut pour nous présenter les excellentes pièces de ses deux albums, El Motor (2007) et Le Monstre (2013). Un spectacle entraînant et musicalement impressionnant : si vous ne les connaissez pas encore, c’est pas-mal-beaucoup le temps de leur donner un petit temps d’écoute.

Que dire de Le Trouble, si ce n’est que ça torche carrément? Il fallait voir le chanteur s’en donner à cœur joie sur les rythmes endiablés des pièces rock pop accrocheuses. Il a du charme, et il le sait très bien. Ça a donné une prestation solide, parfaite pour réchauffer le public en vue du dernier show du festival : celui de Louis-Jean Cormier.

Égal à lui-même, de bonne humeur, l’ex-Karkwa a offert un spectacle…égal à lui-même : excellent. Loin de moi l’idée de m’attarder sur un artiste qui a déjà beaucoup d’exposure (et même si ON L’AIME). En bref, nous sommes prêts pour du nouveau matériel!

Et Artefact, on se revoit l’année prochaine, promis. xx

– Mélissa Pelletier