L’équipe était en immersion totale blues pour cette 18e édition du FestiBlues international de Montréal. Le lancement de cette première journée en a conquis plus d’un puisque le parc Ahuntsic s’est vite rempli. Au programme, Bernard Adamus d’abord, et Lisa Leblanc ensuite.

19h30, lunette de soleil et gilet sur le dos, c’est parti pour Bernard Adamus. Le gang de country-blues arrive sur scène, sous les applaudissements du public. Le show commence, le parc est sérieusement à l’écoute. La faune est varié :  familles, amis, couples, quinquagénaires ou prépubères, à chacun sa route, à chacun ses goûts. Et aujourd’hui le blues aura uni tout le monde, toutes générations confondues. Assis sur l’herbe ou debout aux abords de la scène, savourer le blues n’a pas de règles. Et Bernard et ses musiciens nous le font bien comprendre. Son originalité et ses textes crus sont bien retenus et voilà le public qui chante et fredonne, calmement, mais en harmonie avec Adamus. Le célèbre morceau Y fait chaud y passe et on savoure. Ainsi que la reprise d’Édith Piaf, La Foule, magnifiquement interprétée par l’auteur-interprète et sa bande. Sur Ouais Ben, les riffs blues et l’harmonica n’ont laissé personne immobile. Avec cette équipe, le show est assuré, tant sur le plan artistique que comique. « La Molson urina, la seule bière composée uniquement de pisse », nous balance Bernard, à l’arraché, et c’est ce qu’on aime. Arrive 2176, chanson poétique à la Adamus, qui clôture le set de la formation déjantée. La performance artistique était loin d’être limitée et nous avons pris un plaisir fou à écouter du blues en leur compagnie.

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Girl Power

21 h. Lisa Leblanc arrive tout feu, tout flamme et tout sourire sur scène. Avec ses deux très beaux musiciens. La jeune femme respire la joie, elle rayonne. Quoi qu’il en soit, son album apparaît beaucoup plus rock sur scène que lorsqu’on l’écoute chez soi. Avec son mélange de musique folk, de rock et de blues, la jeune femme s’arrache la voix et les cordes vocales. Spécialement sur Chanson d’une rouspéteuse. Son énergie est débordante à en dépasser les frontières. Elle réussit à transmettre ce surplus de tonus jusqu’au bout de parc. Bavarde, la jeune femme enchaine aussi les running gags et les anecdotes. « J’ai cherché des blagues de blues sur Internet avant de venir, mais je n’en ai pas trouvé de drôles » lance-t-elle, avant de s’esclaffer. Peu importe la chanson que Lisa interprète, elle la vit, la respire. Et nous, on ne sait pas si on doit rire ou pleurer. Surtout lorsqu’arrive Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde. Les textes sont vifs, vrais et nous prennent aux tripes. Elle nous fait passer par toutes les émotions. Et elle passe sur tous les instruments disposés sur scène. Country girl, hard rockeuse, Johnny Cash au féminin, this girl is kiling it! Lisa reviendra pour plusieurs rappels, comme si elle ne voulait pas quitter la scène. Car oui, c’était son dernier show cette année. La jeune femme repart en studio après trois ans de tournée. Allez Lisa, revient vite!

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Texte et photo : Cloé Arrault