Ce jeudi, toujours dans le cadre de Fantasia (ne vous demandez pas ce que je fais de mes soirées ces temps-ci) j’ai opté pour The Machine de James Caradog, un touche-à-tout du cinéma UK que je ne  connaissais pas encore, mais qui a dû surprendre avec son dernier film  ceux qui étaient déjà familiers avec son œuvre. C’est qu’il s’agit d’une première: la science-fiction ne figurait pas encore sur son répertoire.

Vincent est un scientifique monoparental dont la fille est atteinte d’une maladie cervicale incurable. Engagé par la défense nationale anglaise pour son expertise en ce qui a trait à l’intelligence artificielle, il déploie tous ses efforts à tenter de créer le cerveau le plus autonome possible de sorte à remplacer celui, désuet, de sa fille. Il n’y est pas encore tout à fait parvenu, mais une plantureuse demoiselle, Ava, si.  Leurs talents combinés donneront naissance à la créature la plus sophistiquée qui soit.  Le hic? Si les visées des deux scientifiques se dirige vers le médical,  les forces armées, vous l’aurez deviné, ont d’autres projets pour cette nouvelle forme d’intelligence et la force surhumaine qui y est associée.

La guerre entre la Chine et le Royaume-Uni… vraiment? Il fallait bien trouver un prétexte. Je n’en suis pas certaine; la soif insatiable de pouvoir qui caractérise l’humain aurait, à mon sens, été plus appropriée et n’aurait pas donné lieu à un flou qui s’installe du moment qu’on l’évoque, s’atténue alors que l’intrigue (concentrée sur tout autre chose) se développe et qui revient dès le climax passé.

The Machine est néanmoins  un excellent divertissement, Machine rappelant étrangement à Mila «Multipass» Jovovitch dans the Fifth Element (Besson, 1997). Le côté bâclé du contexte s’estompe entièrement lorsque le vrai sujet est abordé, soit : tout ce qui concerne le lien humain-robotique, notion de bien et de mal… Si seulement ça pouvait demeurer la dernière impression. Le tout livré par des acteurs excellents dont la crédibilité est renforcée par  des décors, maquillages et direction photo qui donnent à croire que l’on a affaire à un immense budget ici, alors que ce n’est pas le cas.

La prochaine séance de The Machine dans le cadre de Fantasia est déjà complète, mais gageons qu’on le retrouvera en salle sous peu.

– Vickie Lemelin-Goulet

Pour suivre les avancées du film : https://www.facebook.com/pages/The-Machine/133339103467568