Vous exécrez le disco? Pas autant que Duane Lewis AKA Martin Lopez. C’est pas compliqué, une note de trop et vous êtes morts. Ceci n’est pas un avertissement; en fait, il est sûrement déjà trop tard.

Pour son premier long-métrage, Discopath, Renaud Gauthier joue la carte de la parodie en vous lançant dans un thriller policier  où le background psychotique douteux du tueur, n’a d’égal que cliché des policiers qui «s’évertueront» à résoudre l’enquête dont il est l’objet.

Dans les «mid 70’s» Duane Lewis a fui les New York où il était recherché pour le meurtre d’une jeune bimbo, du type Heather Graham dans Boogie Night, pour se réfugier à Montréal où il travaille comme technicien en audiovisuel au pensionnat Sainte-Marie et répond au nom de Martin Lopez. C’est faux. En fait, il ne répond pas. Du type renfermé, pour ne pas dire mésadapté social, Martin fait se fait passer pour sourd depuis son arrivée au Québec. Quand deux étudiantes du collège seront décapitées et transformées en rangement à vinyles, cinq ans plus tard, de vieilles enquêtes refont surface et les forces policières new yorkaises et québécoises devront collaborer pour capturer le «discopathe».

Si tout cela semble for héroïque, détrompez-vous! Les bévues policières et l’absurdité font que l’humour l’emporte haut-la-main sur la frousse que le film aurait pu provoquer en vous. Pourtant, les effets spéciaux, signés Rémy Couture, sont très convaincants; simplement pas destinés à vous faire peur. En fait, dans Discopath, tout porte à prendre parti pour le tueur, malgré le non-sens de son traumatisme. Après tout, il est celui qui donne à voir des crimes sanglants et sordides qui procurent un plaisir coupable à quiconque en est témoin.

Fantasia a eu le privilège de présenter la première mondiale de Discopath à l’Impérial ce weekend, mais d’autres salles et/ou organisations ne sauraient tarder à l’imiter. Pour vous tenir informés des prochaines projections :

http://www.discopathmovie.com/

 

Vickie Lemelin-Goulet