Même si on vous a déjà parlé de plusieurs films ici aux Méconnus, il faut admettre qu’il est difficile de faire une couverture qui rende justice à la programmation de plus de 130 longs métrages de tous genres que proposait le Festival Fantasia 2018. On va quand même s’essayer. Voici donc, en rafale, un survol des films que nous n’avons pas déjà couvert, mais qui méritent tout de même de s’y attarder si vous arrivez à mettre la main dessus.

Cam
(États-Unis, réalisateur : Daniel Goldhaber)

Alice, alias Lola, gagne sa vie en se produisant sur sa webcam. Obsédée à l’idée de grimper dans le palmarès du site sur lequel elle diffuse, elle est prête à tout pour accroître sa popularité, y compris feindre un suicide. On peut donc comprendre sa réaction lorsqu’un jour, elle est incapable d’accéder à son compte et qu’elle s’aperçoit qu’un sosie identique a usurpé son identité et se produit à sa place sur Internet. Madeline Brewer (The Handmaid’s Tale) brille dans ce thriller psychologique qui nous fournit une rare incursion dans le milieu d’un nouveau genre de travailleuses du sexe.

Knuckleball
(Canada, réalisé par Michael Peterson)

Si Home Alone avait été un thriller se déroulant sur une ferme au beau milieu de nulle part, ça aurait sûrement donné quelque chose comme Knuckleball. La prémisse n’a rien de bien original, mais le scénario qui comprend des rebondissements intéressants, la performance très convaincante de Munroe Chambers (Turbo Kid) en méchant psychopathe, et la trame sonore magnifiquement réussie valent le détour.

Sortie en salle prévue plus tard cette année.

The Witch in the Window
(États-Unis, réalisé par Andy Mitton)

Un peu en guise de punition et aussi un peu pour donner une pause à sa mère, Finn est acueilli par son père qui l’amène avec lui au Vermont pour rénover une vieille maison de campagne qu’il vient d’acheter. Bien qu’il soit très efficace en tant que simple film de maison hantée, le principal attrait de The Witch in the Window réside plutôt dans ses personnages, en particulier dans la relation entre Finn et son père Simon – qui a littéralement un trou dans son cœur – qui comporte plusieurs dialogues absolument savoureux.

1987: When the Day Comes
(Corée du Sud, réalisé par Jang Joon-Hwan)

Quand un étudiant meurt pendant qu’il est en train d’être « interrogé » par la toute puissante unité d’enquête anticommuniste de la police, un procureur obstiné refuse de faire incinérer le corps avant même que la famille ait eu la chance de le voir. Son courage – et celui de plusieurs autres acteurs clés par la suite – déclenche une série d’événements qui finiront par faire naître la démocratie en Corée du Sud. Ce film choral, basé sur des faits historiques réels, est aussi puissant qu’émouvant. Une énième preuve que l’industrie cinématographique sud-coréenne est actuellement l’une des meilleures de la planète.

One Cut of the Dead
(Japon, réalisé par Shinichiro Ueda)

Une équipe de tournage tente de créer un film de zombies en un seul plan séquence, sur une équipe de tournage qui tente de filmer un film de zombies en un seul plan séquence et qui se fait attaquer par des zombies. Enfin, quelque chose du genre… Il y a de ces films qui récompensent la patience de leur auditoire et, dans le genre, on pourrait difficilement trouver mieux que One Cut of the Dead. Ce qui commence comme un très mauvais film d’horreur de série B deviendra (pour ceux qui s’accrochent) une comédie hilarante.

Arizona
(États-Unis, réalisé par Jonathan Watson)

Quand la bulle immobilière a éclaté aux États-Unis à la fin des années 2000, un paquet de gens se sont soudainement retrouvé en grande difficulté financière. Difficile de prévoir comment des gens qui menaient jusque là une vie très confortable vont réagir lorsqu’ils se retrouvent en détresse. Sonny, lui, décide d’aller engueuler l’agent d’immeubles qui lui a vendu sa maison. Et lorsque la dispute dégénère et que Sonny se retrouve avec un cadavre sur les bras, une série de malchances et mauvaises décisions entraîne Sonny dans une spirale de violence qui prend vite des proportions démesurées. Cette comédie noire et sanglante réussit aussi bien à nous faire rire qu’à nous tenir en haleine, entre autres grâce au jeu de Danny McBride qui se transforme d’un bon gars un peu niais et malchanceux en un maniaque… un peu niais et malchanceux.

Guillaume Francoeur

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