Vivre de son art, ça peut avoir des airs de casse-tête un peu trop difficile à terminer. Et si on vous disait que le Carrefour des Arts de la Scène et de l’Entrepreneuriat (CASE) peut vous donner les outils pour le faire? C’est ce que Nelly Onestas, entrepreneure culturelle et poète, a vécu en s’inscrivant au CASE. Retour sur un parcours inspirant.

C’est par pur hasard que l’artiste a entendu parler du CASE, qui offre plusieurs formations gratuites reconnues par le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour les artistes et travailleurs/euses culturels. « Au départ, une publicité sur Facebook a attiré mon attention. J’ai cliqué sur le lien qui mène vers le site plusieurs fois sans aller plus loin. Puis, une amie et ancienne élève m’a parlé de son expérience au CASE. Cela m’a décidé à oser décrocher mon téléphone. » C’est ainsi que Nelly Onestas a commencé sa formation. « Outre la boîte à outils précieuse que j’ai acquise, qui me permet de savoir quelles démarches sont les plus appropriées pour développer mon art, le CASE m’a surtout aidé à prendre conscience de mes motivations intrinsèques et de mon identité artistique. Je ressors de mes cinq mois ”d’immersion” avec une plus grande clarté quant à la contribution au monde que je veux apporter à travers mon art et mes activités entrepreneuriales. »

Aujourd’hui, Onestas peut dire qu’elle s’est vraiment trouvée en tant qu’artiste. « Je suis une poète qui écrit pour reconnecter les humains à leur sensibilité et insuffler de la douceur dans un monde qui en a bien besoin. En parallèle, j’ai fondé un studio d’art mobile inclusif, interculturel et intergénérationnel (la Ruche d’art Yéléma) qui utilise les pratiques artistiques pour (re)créer du lien social. Par ailleurs, j’accompagne en individuel des personnes qui veulent renouer avec leur créativité pour remettre du sens dans leur vie professionnelle afin de transformer le monde à leur échelle. »

Voir l’art autrement 

En mettant les pieds au CASE, Nelly Onestas n’avait aucune idée qu’elle apprendrait autant. « Très honnêtement, je ne m’attendais pas à vivre une aventure introspective si puissante. Après quinze ans d’expérience en intervention socioprofessionnelle et plusieurs formations en relation d’aide, je pensais déjà bien me connaître. J’ai été surprise de descendre encore plus en profondeur dans la connexion à mes aspirations profondes. Les apprentissages que j’ai fait ont non seulement eu un impact sur ma vie professionnelle, mais également ma vie personnelle. Au-delà de ce que j’ai appris pour développer ma carrière, j’ai trouvé des réponses à des questions existentielles que je me posais depuis longtemps. J’ai découvert que j’étais bien plus une artiste que ce que je pensais et que mon hypersensibilité était une grande force dans le chemin de vie que j’ai choisi. Après des années à essayer de me conformer à un mode de vie plus conventionnel sans succès, cette découverte est une libération pour moi.»

Quelle a été son plus grand défi durant son apprentissage? « À vrai dire, j’ai réalisé très vite combien ma manière d’aborder mon métier était superficielle! Désormais, j’ai pleinement conscience de mes motivations intrinsèques, de la contribution que je veux apporter au monde et de comment je veux m’y prendre pour avancer tout en respectant mes valeurs. Le plus difficile pour moi a été de remettre de l’ordre dans mes priorités. Je suis entrée au CASE avec l’idée que la poésie était une passion à nourrir seulement une fois mes autres engagements comblés. Il m’a fallu déconstruire beaucoup de croyances erronées et de peurs pour accepter que la poésie était ma principale source de vitalité. Je sais depuis que plus je fais de la place à la poète en moi, plus je suis capable d’être dans le flow avec mes client.e.s de coaching et lorsque j’organise des ateliers d’expression artistique. La poésie est le carburant qui me donne l’énergie pour vivre toutes mes autres passions. »

Un apprentissage concret et pertinent

Ça s’apprend comment, vivre de son art? Selon Nelly Onestas, le programme du CASE incite à la prise d’autonomie avant tout. « Le contenu des modules fait vraiment le tour de tout ce qu’il faut savoir et des questions essentielles à se poser pour bien définir une carrière alignée avec soi.
J’ai adoré l’équilibre entre la profondeur, la rigueur de l’enseignement théorique et l’appel à l’action constant. L’ approche pédagogique est beaucoup plus responsabilisante que tous les cours que j’ai suivi précédemment. Le fait d’avoir accès à du coaching individuel en parallèle des cours magistraux favoriser la mise en application des contenus à notre propre carrière. »

Un style d’enseignement qui a permis à Nelly Onestas de se redécouvrir. « Je recommanderai cette formation à tous les artistes et travailleurs/euses culturels passionné.e.s qui ont vraiment soif de remettre du sens dans leur vie professionnelle, se sentent prêts à vivre un voyage à l’intérieur d’eux-mêmes et à accepter de remettre en question toutes leurs certitudes pour avancer. Inscrivez-vous au CASE le plus vite possible. Cette formation permet de bien se sentir aligné, et d’éviter bien des écueils. »

Mélissa Pelletier 

Les inscriptions pour le CASE sont ouvertes! Pour toutes les informations, c’est ici.

* Cet article a été produit en collaboration avec le CASE.

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