On se souvient d’avoir entendu Georges Ouel en 2017 à Agrirock à Saint-Hyacinthe, simplement armé de sa guitare et de sa verve nous rappelant quelques grands de la chanson française, dont Georges Brassens (avec qui il partage le prénom, l’humour et la moustache). Deux ans plus tard, Philippe Ouellet de son vrai nom lance son nouvel album Les monomanies du bonheur, face A, qu’il a lancé dans son patelin maskoutain. Il s’est prêté au jeu de l’entrevue-éclair avec nous.

Certains ont décrit certaines de tes chansons comme étant « sucrées » ou « salées ». Pourrais-tu décrire Les monomanies du bonheur, face A en une seule saveur?

Café, un lait, un sucre.

Dans quel état d’esprit as-tu écrit la plupart de tes nouvelles chansons?

Dans un état relativement serein, assis confortablement dans un sofa. Difficile de cerner quelque chose de précis, il y a des chansons qui s’écrivent en 10 minutes et d’autres en un an et ça représente souvent toute une panoplie d’émotions.

Quel a été le défi principal dans la confection de cet album?

Il y a certaines pièces comme « La langue du lardon » qui n’étaient pas vraiment montées avec le band avant d’entrer en studio, alors les arrangements se passaient principalement dans ma tête. Le défi était d’essayer d’expliquer où la toune devait s’en aller, sans partition avec la contrainte de temps du studio. Heureusement j’avais de bons musiciens avec moi, je crois qu’on s’en est bien tiré malgré tout.

Selon toi, quelle chanson va le plus frapper l’imaginaire de tes auditeurs? Pourquoi?

Pour l’instant j’ai l’impression que « Douze canettes » arrive à rejoindre beaucoup de monde. C’est une chanson simple qui fait rigoler. Il y a un peu d’autodérision et je crois que plusieurs personnes finissent par se reconnaître là-dedans.

Parlons de « J’ai pas de tattoo » : à quel point les anecdotes racontées sont exactes?

Eh! cette toune avait comme fonction d’être simple et vraie, il n’y a pas vraiment de mensonge dans cette chanson.. mais quand j’ai perdu mes dents, je ne riais pas tout à fait sur le coup.

Quel souvenir garderas-tu de ton lancement au Zaricot de Saint-Hyacinthe le 13 octobre?

Ce fut une soirée mémorable, je crois que je vais me souvenir de ce show longtemps! On a fait salle comble et on a dû refuser du monde à la porte. J’ai l’impression que tout le monde a passé une belle soirée, il y avait une petite magie dans l’air.

Rassure-nous, la « face B » s’en vient quand? Et quelle direction comptes-tu prendre pour la suite du projet?

Si tout se passe comme prévu, j’aimerais sortir la face B à l’automne 2020. Les chansons sont déjà écrites et les arrangements à 50 %. Ensuite, si le budget me le permet, j’aimerais sortir un vinyle qui inclurait la face A et la face B. Bref, deux petits albums pour former un gros album.

La pochette de « Les monomanies du bonheur, face A »

Sinon, plus en général, quelle est la prochaine chose à cocher sur la bucket list de Georges Ouel?

Je caresse l’idée d’aller jouer en Europe depuis longtemps, je crois que ce serait le prochain truc sur ma liste.

– Propos recueillis par Olivier Dénommée

Les monomanies du bonheur, face A, paru le 11 octobre 2019 sur les plateformes numériques.